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Né le 26 janvier 1947


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1965 Débuts à Bobino : Chanteur, Auteur et Compositeur de  près de 400 chansons.         

Décorations et Distinctions  :
1970  Grand prix de la SACEM  pour "Les bals populaires"
1971  Grand prix de l'Académie Charles Cros pour "J'habite en France"
1973  Prix Bruno Coquatrix pour "la Maladie d'amour"
1982  Chevalier de Tastevin à Bordeaux.
1984  Entrée dans le Livre des records avec 1 023 157 exemplaires pour "Les lacs du Connemara"  publié en 81
1985  La croix de Chevalier des Arts et Lettres,
1987  Victoires de la Musique , meilleure chanson de l'année pour "Musulmanes"
1988  Chevalier de l'Ordre National du Mérite.
1989  Victoire de la Musique attribuée pour le plus grand nombre de spectateurs
1990  Le plus grand nombre de spectateurs
1991  Victoire de la Musique pour le meilleur artiste masculin
1992  Officier de l'Ordre de la Légion d'honneur.
1998  Le plus grand nombre de spectateurs
1999  Victoire de la Musique attribuée pour le plus grand nombre de spectateurs
2005  Officier de l'Ordre de la Couronne,  au nom du Roi des Belges.

On ne compte plus ses disques d'or, de platine ou de diamant.

1965 

Le madras -  Je n'ai jamais su dire -  Les arlequins  -  Il pleut sur ma vie

Le madras
Paroles : Michel Sardou
Musique : Michel Fugain



Portez du madras et des cheveux longs
Aimez les Beatles et même Ursula
Ayez l'air de filles étant des garçons
Dansez chez les grecs la valse connaît pas
Et vous serez dans le vent
Et vous serez dans le vent

Tes cheveux sont trop longs pour l'époque
Et tu n'as pas non plus l'air de te donner
Tu sembles un peu timide et parfois l'on se moque
De ta robe trop simple où tu veux te cacher

Ayez des projets pas tellement d'argent
Portez votre coeur du mauvais côté
Dansez sur l'amour il sera bien temps
Aimer les pantoufles et les rires d'enfants
Et vous serez dans le vent
Et vous serez dans le vent

Mais moi tu le sais bien qui suis comme les autres
C'est toi que j'ai choisie sans regret crois-le bien
Et quand tu dis je t'aime non ce n'est pas ma faute
Si mon coeur chante un air qui lui revient de loin

Portez du madras et des cheveux longs
Aimez les Beatles et même Ursula
Ayez l'air de filles étant des garçons
Dansez chez les grecs la valse connaît pas
Et vous serez
Et vous serez
Et vous serez dans le vent.

1966a

Les filles d'aujourd'hui - Dis Marie - Les Beatniks - Si je parle beaucoup

Les filles d'aujourd'hui
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux

Elles aiment les garçons
Au teint pâle et femelle
Qui se noient dans un lit
Mais qui dorment avec elles
Elles s'ennuient lorsqu'elles aiment l'amour
Car le viril n'a vraiment plus cours
Aujourd'hui aujourd'hui

Les filles aiment l'amour
Conjugué au plus triste
En possédant l'argent
Elles vivent en artistes
Elles s'accrochent à la société
En criant que tout a changé
Aujourd'hui aujourd'hui

Les nuits passent trop vite
An gré de l'insouciance
Il faut boire beaucoup
Pour aimer l'existence
Et si les pantalons
Leur serrent un peu les cuisses
On les craque en riant
Sur un air sur un air

Des mots qui disent
Elles se changent souvent
Pour exciter la piste
On ne se connaît plus
L'amitié c'est trop triste
Il faut croire en sa liberté
Et la rire pour ne pas en pleurer
Aujourd'hui aujourd'hui

Elles aiment les garçons
Au teint pâle et femelle
Qui se noient dans un lit
Mais qui dorment avec elles
Elles s'ennuient lorsqu'elles aiment l'amour
Car le viril n'a vraiment plus cours

Aujourd'hui aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui.

1966b

Le visage de l'année - Raconte une histoire - Encore 200 jours - Mods and rockers

Le visage de l'année
Paroles : Patrice Laffont
Musique : Jacques Revaux

Bonnet blanc blanches bottes
Ciré blanc et genou mutin
Regard noir mèches folles
Le monde t'appartient
Tu as le visage de l'année
Tu as le visage de l'année

Je sais bien qu'à notre époque
Il faut montrer ce qu'on a
Mais de ça moi je me moque
Si tu ne le montres qu'à moi

Bonnet blanc blanches bottes
Ciré blanc et genou mutin
Regard noir mèches folles
Le monde t'appartient
Tu as le visage de l'année
Tu as le visage de l'année

Mais il faut que tu pavanes
Qu'on te voit partout chaque nuit
Que tu plaises
Qu'on te regarde
Tu vis l'amour au raccourci

Bonnet blanc blanches bottes
Ciré blanc et genou mutin
Regard noir mèches folles
Le monde t'appartient
Tu as le visage de l'année
Tu as le visage de l'année

Au petit jeu qui est le tien
Je perds mon coeur et ma santé
On va me trouver un matin
Tout dévoré par le regret

Bonnet blanc blanches bottes
Ciré blanc et genou mutin
Regard noir mèches folles
Le monde t'appartient
Tu as le visage de l'année
Tu as le visage de l'année.

1967a

Les Ricains -  Les moutons, Merci Seigneur -  Le train de la dernière chance

Les Ricains
Paroles : Michel Sardou
Musique : Guy Magenta

Si les ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui

Bien sûr les années ont passé
Les fusils ont changé de mains
Est-ce une raison pour oublier
Qu'un jour on en a eu besoin

Un gars venu de Géorgie
Qui se foutait pas mal de toi
Est v'nu mourir en Normandie
Un matin où tu n'y étais pas

Bien sûr les années ont passé
On est devenus des copains
A l'amicale du fusillé
On dit qu'ils sont tombés pour rien

Si les ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui.

1967b

Tu as changé - Cent mille universités - Petit - Les Fougères



Petit
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux

Petit
N'écoute pas les grands parler
Va t'en jouer dans le jardin
Il y fait meilleur ce matin
Petit
N'écoute pas ta mère pleurer
Tant pis si elle a du chagrin
Va-t'en courir dans le jardin

Ecoute le vent quand il va tomber
Il te dira où il va se coucher
Il te dira pourquoi il se met en colère
Il te dira pourquoi j'ai fait pleurer ta mère
Et tant pis si tu ne comprends pas très bien
Tu reverras le vent demain

Petit
N'écoute pas ton père partir
Même si jamais il ne revient
Va t'en courir dans le jardin

Ecoute le vent quand il va tomber
Il te dira où il va se coucher
Il te dira pourquoi il se met en colère
Il te dira pourquoi j'ai fait pleurer ta mère
Et tant pis si tu ne comprends pas très bien
Tu reverras le vent demain

Petit
N'écoute pas les grands gémir
Va t'en courir dans le jardin
Il y fait meilleur ce matin
Il y fait si beau ce matin.

1968a

Si j'avais un frère - Je ne t'ai pas trompée -  God save the King  - Madame je.

Si j'avais un frère au Viet-Nam
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux

Si j'avais un frère au Viet-Nam
Je lui parlerais de la France
Je lui dirais que j'ai la chance
De rencontrer de jolies femmes

Je lui écrirais ce qu'elles lisent
Et j'inventerais des prénoms
Qui lui feraient de grosses bises
Sur une carte du Panthéon

Je lui dirais ce qu'elles me disent
Quand on a fini de s'aimer
Et je raconterais des bêtises
Sur ma façon de les quitter

Je lui écrirais que je l'aime
Je parlerais au féminin
Pour que ses copains et lui-même
Puissent encore croire en quelqu'un

Je lui dirais que ceux qui l'aiment
Parlent de lui de temps en temps
Mais qu'ils l'embrasseront quand même
Quand il reviendra au printemps

Je lui raconterais ma peine
Elle m'a quitté le mois dernier
Et si je l'entends rire quand même
C'est qu'il sera en bonne santé

Si j'avais un frère au Viet-Nam
Je ne crierais pas dans le rue
Je lui parlerais de sa femme
La guerre est un malentendu.


1968b

Les dessins - Le centre du monde - Nous n'aurons pas d'enfant - Folk song melody

Nous n'aurons pas d'enfant
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux

Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant
Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant

S'il doit vivre pour vivre et n'être qu'un passant
Et s'il n'est pas poète et s'il n'a pas d'argent
Il risque de pleurer plus souvent qu'à son tour
Et de nous reprocher à jamais notre amour

Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant
Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant

Et puis nous n'avons rien en plus de notre amour
Qu'une rue sans soleil et fenêtre sur cour
Si le coin le plus sombre est une chambre d'enfant
Il grandira dans l'ombre à l'ombre des vivants

Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant
Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant

Et si un jour peut-être nous écartant de tout
Il devenait sans cesse un prétexte entre nous
Je ne saurais pas lui dire que je ne t'aime plus
Je ne saurais pas lui dire qu'il ne me verra plus

Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant
Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant

Ces mots je les ai dit et répétés cent fois
Ces mots je les ai crus j'avais peur quelque fois
Qu'ils ne volent à jamais ce qui nous appartient
Mais quand l'enfant paraît je crois qu'on l'aime bien.

1969

América América - Monsieur le Président de France

America, America
Paroles : Michel Sardou et Vline Buggy
Musique : Jacques Revaux et Pierre Billon

Et j'ai vu San Francisco Bridge
Rallier l'univers en deux rives
Oui quand j'ai vu San Francisco
Ma ville est morte dans mon dos

America America
America America

Hier encore j'étais tranquille
Bien au chaud au ventre de ma ville
Protégé par des murs gris
Une église et des pharmacies

America America
America America

Hier encore j'étais tranquille
Tout seul au centre d'une ville
J'avais de la buée plein les yeux
J'allais être un jeune homme sérieux

America America
America America

Puis j'ai vu San Francisco Bridge
Rallier l'univers en deux rives
Oui quand j'ai vu San Francisco
Ma ville est morte dans mon dos

America America
America America

Ils avaient des voitures immenses
Des murs en verre des maisons blanches
Ils avaient des cheveux partout
Des filles qu'on suivrait à genoux

America America
America America

Autour de moi tout grandissait
Je ne savais plus qui j'étais
Les flics étaient de vrais géants
Je voulais partir en courant
America America

Aujourd'hui sur San Francisco Bridge
Je vois l'univers en 2 rives
Mon coeur est à San Francisco
Ma ville est morte dans mon dos

America America
America America.

1970a

Les bals populaires - Et mourir de plaisir

Et mourir de plaisir
Paroles : Michel Sardou et Vline Buggy
Musique : Jacques Revaux

Et mourir de plaisir
Et mourir de plaisir
Et mourir de plaisir

Poser les mains sur un visage
Vouloir et ne pas oser
Puis s'aventurer davantage
Au risque de tout briser
Souffrir à force de s'étreindre
Et se confondre dans la nuit
Souffrir sans gémir ou se plaindre
Sans un cri

Et mourir de plaisir
Et mourir de plaisir

S'étendre à demi-mort de peur
Se réchauffer par des mots
Des mots qui retiennent les heures
Et sans trouver le repos
Souffrir à force de s'attendre
Et tomber jusqu'à l'agonie
Souffrir encore plus et se rendre
Dans un cri

Et mourir de plaisir
Et mourir de plaisir

Et dormir
Et dormir.

1970b

J'habite en France - Restera-t-il encore

J'habite en France
Paroles : Michel Sardou et Vline Buggy
Musique : Jacques Revaux

Y'en a qui disent que les Français
Vivent d'amour et de vin frais
Et que toutes les filles d'ici
Habitent au Casino d'Paris
Y'en a qui pensent que le champagne
Sort des gargouilles de Notre-Dame
Et qu'entre deux Alka-Seltzers
On s'ballade la culotte en l'air
A les entendre on croirait bien
Qu'on est pinté tous les matins

Mais voilà j'habite en France
Et la France c'est pas du tout c'qu'on dit
Si les Français se plaignent parfois
C'est pas d'la gueule de bois
C'est en France qu'il y Paris
Mais la France c'est aussi un pays
Où y'a quand même pas cinquante millions d'abrutis

Y'en a qui pensent que notre musique
Balance comme une bière de Munich
Que toutes nos danseuses ont la classe
Mais swinguent à côté d'leurs godasses
Y'en a qui disent qu'il y a sûrement
Deux trois cafés par habitant
Que nos rythmiques sont des fanfares
Nos succès des chansons à boire
A les entendre on croirait bien
Qu'en France il n'y a pas d'musiciens

Mais voilà j'habite en France
Et la France c'est pas du tout c'qu'on dit
Si les Français se plaignent parfois
C'est pas d'la gueule de bois
C'est en France qu'il y a Paris
Mais la France c'est aussi un pays
Où y'a quand même pas cinquante millions d'abrutis

Y'en a qui pensent et c'est certain
Que les Français se défendent bien
Toutes les femmes sont là pour le dire
On les fait mourir de plaisir
A les entendre on croirait bien
Qu'y'a qu'les Français qui font ça bien

C'est pourquoi j'habite en France
Et la France c'est beaucoup mieux qu'c'qu'on dit
Si elles rêvent d'habiter chez moi
C'est qu'il y a de quoi
C'est pourquoi j'habite en France
Et la France c'est beaucoup mieux qu'c'qu'on dit
Si elles rêvent d'habiter chez moi
C'est qu'il y a de quoi.

1971a

Le rire du sergent - Vive la mariée

Le rire du sergent
Paroles : Michel Sardou et Yves Dessca
Musique : Jacques Revaux

Je suis arrivé un beau matin au mois de mai
Avec à la main les beignets qu'ma mère m'avait faits
Ils m'ont demandé
Mon nom mon métier
Mais quand fier de moi j'ai dit " artiste de variétés "
A ce moment-là
Je ne sais pas pourquoi
J'ai entendu rire un type que je n'connaissais pas

Le rire du sergent
La folle du régiment
La préférée du Capitaine des Dragons
Le rire du sergent
Un matin de printemps
M'a fait comprendre comment gagner du galon
Sans balayer la cour
En chantant simplement
Quelques chansons d'amour
Le rire du sergent
La fleur du régiment
Avait un coeur de troubadour

Je m'suis présenté tout nu devant un infirmier
Moyennant dix sacs il m'a dit " moi j'peux vous aider "
Je m'voyais déjà
Retournant chez moi
Mais quand ils m'ont dit
Que j'étais bon pour dix-huit mois
A ce moment-là
Juste derrière moi
J'ai entendu rire un type que je n'connaissais pas

Le rire du sergent
La folle du régiment
La préférée du Capitaine des Dragons
Le rire du sergent
Un matin de printemps
M'a fait comprendre comment gagner du galon
Sans balayer la cour
En chantant simplement
Quelques chansons d'amour
Le rire du sergent
La fleur du régiment
Avait un coeur de troubadour

Depuis ce temps-là
Je n'sais pas pourquoi
Il y a toujours un sergent pour chanter avec moi

Le rire du sergent
La folle du régiment
La préférée du Capitaine des Dragons
Le rire du sergent
Un matin de printemps
M'a fait comprendre comment gagner du galon
Le rire du sergent
La folle du régiment
La préférée du Capitaine des Dragons
Le rire du sergent
Un matin de printemps
M'a fait comprendre comment gagner du galon.

1971b

Je t'aime je t'aime - La corrida n'aura pas lieu

Je t'aime je t'aime
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux

Je t'aime je t'aime
Je t'aime oh oui je t'aime
Je t'aimerai toute ma vie
Je t'aime je t'aime
Je t'aime oh oui je t'aime
Je t'aimerai toute ma vie

Pourquoi s'aimer toute une vie
Pourquoi vouloir s'éterniser
Les mots s'envolent
On les oublie
Pourquoi vouloir s'emprisonner

Je t'aime je t'aime
Je t'aime oh oui je t'aime
Je t'aimerai toute ma vie
Je t'aime je t'aime
Je t'aime oh oui je t'aime
Je t'aimerai toute ma vie

S'aimer pour la beauté du geste
Rester le temps qu'il fait envie
Mais s'il s'enflamme
Et qu'il nous blesse
Ne pas souffrir toute sa vie

Je t'aime je t'aime
Je t'aime oh oui je t'aime
Je t'aimerai toute ma vie
Je t'aime je t'aime
Je t'aime oh oui je t'aime
Je t'aimerai toute ma vie

Les mots qu'il faut pour nous séduire
Ne sont pas toujours des serments
Pour un court instant de délire
Dormir ensemble infiniment

Je t'aime je t'aime
Je t'aime oh oui je t'aime
Je t'aimerai toute ma vie

Je t'aime je t'aime
Je t'aime oh oui je t'aime
Je t'aimerai toute ma vie.

1972a

Avec l'amour - Bonsoir Clara

Avec l'amour
Paroles : Michel Sardou et Yves Dessca
Musique : Jacques Revaux

Faites l'amour avec une ombre
Faites l'amour avec l'amour
Toute une nuit laissez-vous fondre
Soyez amoureuse de vous

Faites l'amour sans qu'on vous aime
Emprisonnez entre vos bras
Un rêve fou un être faible
Faites l'amour un peu pour moi

Quand toute émue devant la glace
Découvrant un autre reflet
Vous rêverez qu'un homme passe
Quand le fantôme d'un visage
Reviendra hanter vos pensées
Quand vous prendrez comme un présage
Cette envie folle de vous donner

Faites l'amour avec une ombre
Faites l'amour avec l'amour
Toute une nuit laissez-vous fondre
Soyez amoureuse de vous

Ne restez plus dans votre songe
Prisonnière de l'interdit
Vivez le désir qui vous ronge
Sans honte donnez-vous à lui

Faites l'amour avec une ombre
Faites l'amour avec l'amour
Toute une nuit laissez-vous fondre
Soyez amoureuse de vous
Faites l'amour sans qu'on vous aime
Emprisonnez entre vos bras ...

1972b

La chanson d'adieu - Le surveillant général

Le surveillant général
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux



En ce temps-là
Monsieur le surveillant des classes secondaires
Etait un peu efféminé
En ce temps-là
Je lisais " Le Grand Meaulnes "
Et après les lumières
Je me faisais plaisir
Je me faisais dormir
Je m'inventais un monde
Rempli de femmes aux cheveux roux

J'ai dit de femmes pas de jeunes filles

Cette année-là
Je n'oublierai jamais le regard de vipère
Que m'avait lancé ce vieux rat
Cette année-là
J'avais posé les yeux sur la croupe incendiaire
De ma professeur de droit
Elle avait mis le feu en moi
J'avais avalé la lumière
J'aurais aimé la terre entière

Seulement les femmes pas les jeunes filles

Pauvre de moi
Monsieur le surveillant des classes secondaires
Passait ses nuits à espionner
Pauvre de moi
Du couloir des secondes au dortoir des premières
Comment les jeunes étaient couchés
Bien sur le dos les bras croisés
Sur la couverture de laine
Des fois qu'on aurait des idées

Pauvre taré pauvre Chimène

C'est pourtant là
Que durant des années j'ai rêvé d'adultère
Que je n'ai jamais consommé
Et que chaque nuit je tiens dans mes bras
Une femme trop fière
Qui se refuse à me donner
Un peu plus que le nécessaire
Parce que j'hésite à la défaire
De son carcan de préjugés
Parce que je n'ai pas la manière
J'ai presque envie de lui confier

Qu'en ce temps là
J'avais un surveillant des classes secondaires
Mais ça la ferait rigoler.

1972c

Un enfant - Les gens du show business

Un enfant
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux

Un enfant
Un enfant de toi
Sans être marié
Un petit bébé
Dis si j'en faisais un
Ca étonnerait bien les copains

Moi l'idiot
Le dernier des hommes
L'éternel absent
Le moins que personne
J'aurais sur mon coeur
Quelqu'un de moins fort
Que j'endormirais
Avec mes chansons

Comme un Dieu
Oublié du ciel
Je l'admirerais
Moi son plus petit
Comme un homme
Devant un géant
Moi pour cet enfant
Je me grandirais

Un enfant
Un enfant de moi
Qui ressemblera
Un peu à mon père
A mes bons côtés
A en faire pleurer les copains

Comme un fou
Je l'emporterai
Je l'enlèverai
Tout seul comme un lion
Et je lui expliquerai
La tâche originelle
Et nous en rirons
Dans le même lit

Comme un Dieu
Oublié du ciel
Je l'admirerais
Moi son plus petit
Comme un homme
Devant un géant
Moi pour cet enfant
Je me grandirais

Un enfant
Un enfant de toi
Sans être marié
Un petit bébé
Dis si tu m'en donnes un
Si tu m'en fais un
Tu pourras retourner
Avec tes copains.

1972d

Aujourd'hui peut-être - Danton

Aujourd'hui peut-être
Paroles : M. Sicard
Musique : Paul Durand
Reprise de 1946

Devant ma maison y'a un pin terrible
Dont la grosse branche pourrait bien tomber
Pour mon pauvre toit quelle belle cible
Cette branche-là je vais la couper

Aujourd'hui peut-être ou alors demain
Ce sacré soleil me donne la flemme
Je la couperai Té après-demain
Et si je peux pas la couper moi-même
Je demanderai à l'ami Tonin
Qui la coupera aussi bien lui-même
Ce n'est pas qu'on soit feignant par ici
Mais il fait si chaud dans notre Midi

J'ai de beaux lapins des lapins superbes
Mais ils ont toujours envie de manger
Il faut tout le temps leur couper de l'herbe
Et je devrais bien leur en ramasser

Aujourd'hui peut-être ou alors demain
Ces sacrés lapins me donnent la flemme
Je la couperai Té après-demain
Et si je peux pas la couper moi-même
Hé bé le lâcherai tous mes beaux lapins
Qui la couperont aussi bien eux-mêmes
Ce n'est pas qu'on soit feignant par ici
Mais la terre est basse dans notre Midi

Le soir de mes noces avec Thérèse
Quand on s'est trouvés tout déshabillés
En sentant frémir son beau corps de braise
Je me suis pensé : je vais l'embrasser

Aujourd'hui peut-être ou alors demain
Moi les émotions " boudiou " ça me rend tout blême
Je l'embrasserai Té après-demain
Et si je peux pas l'embrasser moi-même

Mais soudain ça m'a pris au petit matin
On est déchaîné chez nous quand on aime
Et deux mois après ... j'avais trois petits
Nous sommes les rois dans notre Midi.

1973a

La maladie d'amour - Le curé

La maladie d'amour
Paroles : Michel Sardou et Yves Dessca
Musique : Jacques Revaux

Elle court elle court
La maladie d'amour
Dans le coeur des enfants
De sept à soixante dix-sept ans

Elle chante elle chante
La rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blonds les cheveux gris

Elle fait chanter les hommes et s'agrandir le monde
Elle fait parfois souffrir tout le long d'une vie
Elle fait pleurer les femmes elle fait crier dans l'ombre
Mais le plus douloureux c'est quand on en guérit

Elle court elle court
La maladie d'amour
Dans le coeur des enfants
De sept à soixante dix-sept ans

Elle chante elle chante
La rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blonds les cheveux gris

Elle surprend l'écolière sur le banc d'une classe
Par le charme innocent d'un professeur d'anglais
Elle foudroie dans la rue cet inconnu qui passe
Et qui n'oubliera plus ce parfum qui volait

Elle court elle court
La maladie d'amour
Dans le coeur des enfants
De sept à soixante dix-sept ans

Elle chante elle chante
La rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blonds les cheveux gris

Elle court elle court
La maladie d'amour
Dans le coeur des enfants
De sept à soixante dix-sept ans

Elle chante elle chante
La rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blonds les cheveux gris

Elle fait chanter les hommes et s'agrandir le monde
Elle fait parfois souffrir tout le long d'une vie.

1973b

Les vieux mariés - Zombi Dupont

Les vieux mariés
Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë
Musique : Jacques Revaux

On vient de marier le dernier
Tous nos enfants sont désormais heureux sans nous
Ce soir il me vient une idée
Si l'on pensait un peu à nous
Un peu à nous
On s'est toujours beaucoup aimés
Mais sans un jour pour vraiment s'occuper de nous
Alors il me vient une idée
Si l'on partait comme deux vieux fous
Comme deux vieux fous
On habiterait à l'hôtel
On prendrait le café au lit
On choisirait un p'tit hôtel
Dans un joli coin du midi
Ce soir il me vient des idées
Ce soir il me vient des idées

On a toujours bien travaillé
On a souvent eu peur de n'pas y arriver
Maintenant qu'on est tous les deux
Si l'on pensait à être heureux
A être heureux
Tu m'as donné de beaux enfants
Tu as le droit de te reposer maintenant
Alors il me vient une idée
Comm'eux j'aimerais voyager
Hum voyager
Mais on irait beaucoup moins loin
On n'partirait que quelques jours
Et si tu me tiens bien la main
Je te reparlerai d'amour
Ce soir il me vient des idées
Ce soir il me vient des idées

Nous revivrons nos jours heureux
Et jusqu'au bout moi je ne verrai plus que toi
Le temps qui nous a rendu vieux
N'a pas changé mon coeur pour ça
Mon coeur pour ça.


1973c

La marche en avant - Les villes de solitude

Les villes de solitude
Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë
Musique : Jacques Revaux

Dans les villes de grande solitude
Moi le passant bien protégé
Par deux mille ans de servitude
Et quelques clous sur la chaussée

Dans les villes de grande solitude
De nouvel-an en nouveaux nés
Quand j'ai bu plus que d'habitude
Me vient la faim d'un carnassier

L'envie d'éclater une banque
De me crucifier le caissier
D'emporter tout l'or qui me manque
Et de disparaître en fumée

Mais dans les villes de grande solitude
Tous les héros se sont pollués
Aux cheminées du crépuscule
Et leurs torrents se sont calmés

Alors je fonce comme une bête
Sur le premier sens interdit
Aucun feu rouge ne m'arrête
Je me sens bien dans ma folie

J'ai envie de violer des femmes
De les forcer à m'admirer
Envie de boire toutes leurs larmes
Et de disparaître en fumée

Mais dans les villes de grande solitude
Quand l'alcool s'est évaporé
Je replonge dans la multitude
Qui défile au pas cadencé

J'ai peur d'avoir brisé des vitres
D'avoir réveillé les voisins
Mais je suis rassuré très vite
C'est vrai que je ne casse rien.

1974a

Je veux l'épouser pour un soir - J'ai 2000 ans

Je veux l'épouser pour un soir
Paroles : Michel Sardou et Claude Lemesle
Musique : Jacques Revaux

Je veux l'épouser pour un soir
Mettre le feu à sa mémoire
L'épuiser d'amour et disparaître dans la nuit
Comme un voleur comme un bandit
Je veux l'épouser pour un soir
Et l'oublier un peu plus tard

Je voudrais aimer une enfant
Une fiancée de hasard
Que je croiserais en passant
Dans un gala de quelque part
Je voudrais aimer une enfant
Qui dans sa robe des dimanches
Me défierait du premier rang
Avec les yeux de l'insolence

Je veux l'épouser pour un soir
Mettre le feu à sa mémoire
L'épuiser d'amour et disparaître dans la nuit
Comme un voleur comme un bandit
Je veux l'épouser pour un soir
Et l'oublier un peu plus tard

Je voudrais aimer une enfant
Qui me ressemblerait un peu
Qui saignerait du même sang
Qui brûlerait du même feu
Oh je voudrais aimer une enfant
Pour quelques heures de plaisir
La prendre un soir à ses parents
Et dans mes bras la voir dormir

Je veux l'épouser pour un soir
Mettre le feu à sa mémoire
L'épuiser d'amour et disparaître dans la nuit
Comme un voleur comme un bandit
Je veux l'épouser pour un soir
Et l'oublier un peu plus tard
Je veux l'épouser pour un soir
Et divorcer un peu plus tard.

1974b

Une fille aux yeux clairs - Le bon temps c'est quand

Une fille aux yeux clairs
Paroles : Michel Sardou et Claude Lemesle
Musique : Jacques Revaux

Je n'imaginais pas les cheveux de ma mère
Autrement que gris-blanc
Avant d'avoir connu cette fille aux yeux clairs
Qu'elle était à vingt ans
Je n'aurais jamais cru que ma mère
Ait su faire un enfant
Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs
Cette fille aux seins blancs

Et j'avais oublié qu'avant d'être ma mère
Elle avait mis trente ans
Et qu'elle s'était donnée et qu'elle avait souffert
Sous le joug d'un amant
Je n'aurais jamais cru que ma mère
Ait pu faire l'amour
Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs
Cette fille aux seins lourds

Je n'imaginais pas que ma mère soit encore
Si jolie en gris-blanc
Pour les yeux de celui qui caressait son corps
Qui l'aimait à présent
Je n'aurais jamais cru que ma mère
Ait su faire un enfant
Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs
Cette fille aux seins blancs
Si je n'avais pas vu cette fille aux yeux clairs
Qu'elle était à vingt ans.

1974c

Un accident - Requin chagrin

Un accident
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux

Je vous en prie trouvez ma femme
Mais n'appelez pas mes parents
Je ne supporterais pas leurs larmes
Ma mère aurait peur de mon sang

Vous trouverez son téléphone
Tout au fond de la boîte à gants
Et si l'adresse est encore bonne
Dites que j'ai eu un accident

Qu'un flic arrête les sirènes
Et que s'en aillent les hommes en blanc
Pour moi c'est mort tout mon corps saigne
Mais reste-t-il un survivant

Je vous en prie trouvez ma femme
Mais n'appelez pas mes parents
Je ne supporterais pas leurs larmes
Ma mère aurait peur de mon sang

Pourquoi cette femme m'insulte-t-elle
Je ne l'ai jamais vue de ma vie
Mon étoile n'était pas la bonne
Tant mieux si ce soir c'est fini

Je vous en prie trouvez ma femme
Mais n'appelez pas mes parents
Je ne supporterais pas leurs larmes
Ma mère aurait peur de mon sang

Vous trouverez son téléphone
Tout au fond de la boîte à gants
Et si l'adresse est encore bonne
Dites que j'ai eu un accident.

1975a

Le France - Fais des chansons

Le France
Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë
Musique : Jacques Revaux

Quand je pense à la vieille anglaise
Qu'on appelait le "Queen Mary"
Echouée si loin de ses falaises
Sur un quai de Californie

Quand je pense à la vieille anglaise
J'envie les épaves englouties
Longs courriers qui cherchaient un rêve
Et n'ont pas revu leur pays

Ne m'appelez plus jamais "France"
La France elle m'a laissé tomber
Ne m'appelez plus jamais "France"
C'est ma dernière volonté

J'étais un bateau gigantesque
Capable de croiser mille ans
J'étais un géant j'étais presque
Presqu'aussi fort que l'océan

J'étais un bateau gigantesque
J'emportais des milliers d'amants
J'étais la France qu'est-ce qu'il en reste
Un corps mort pour des cormorans

Ne m'appelez plus jamais "France"
La France elle m'a laissé tomber
Ne m'appelez plus jamais "France"
C'est ma dernière volonté

Quand je pense à la vieille anglaise
Qu'on appelait le "Queen Mary"
Je ne voudrais pas finir comme elle
Sur un quai de Californie

Que le plus grand navire de guerre
Ait le courage de me couler
Le cul tourné à Saint-Nazaire
Pays breton où je suis né

Ne m'appelez plus jamais "France"
La France elle m'a laissé tomber
Ne m'appelez plus jamais "France"
C'est ma dernière volonté.

1975b

Je vais t'aimer - La manif

Je vais t'aimer
Paroles : Michel Sardou et Gilles Thibaut
Musique : Jacques Revaux

A faire pâlir tous les Marquis de Sade
A faire rougir les putains de la rade
A faire crier grâce à tous les échos
A faire trembler les murs de Jéricho
Je vais t'aimer

A faire flamber des enfers dans tes yeux
A faire jurer tous les tonnerres de Dieu
A faire dresser tes seins et tous les Saints
A faire prier et supplier nos mains
Je vais t'aimer

Je vais t'aimer
Comme on ne t'a jamais aimée
Je vais t'aimer
Plus loin que tes rêves ont imaginé
Je vais t'aimer je vais t'aimer

Je vais t'aimer
Comme personne n'a osé t'aimer
Je vais t'aimer
Comme j'aurais tellement aimé être aimé
Je vais t'aimer je vais t'aimer

A faire vieillir à faire blanchir la nuit
A faire brûler la lumière jusqu'au jour
A la passion et jusqu'a la folie
Je vais t'aimer je vais t'aimer d'amour

A faire cerner à faire fermer nos yeux
A faire souffrir à faire mourir nos corps
A faire voler nos âmes aux septièmes cieux
A se croire morts et faire l'amour encore
Je vais t'aimer

Je vais t'aimer
Comme on ne t'a jamais aimée
Je vais t'aimer
Plus loin que tes rêves ont imaginé
Je vais t'aimer je vais t'aimer

Je vais t'aimer
Comme personne n'a osé t'aimer
Je vais t'aimer
Comme j'aurais tellement aimé être aimé
Je vais t'aimer je vais t'aimer.

1976

La vieille - J'accuse

La vieille
Paroles : Michel Sardou et Gilles Thibaut
Musique : Jacques Revaux

Elle a des cerises sur son chapeau
La vieille
Elle se fait croire que c'est l'été
Au soleil on se sent rassuré

Il paraît qu'la dame à la faux
C'est l'hiver qu'elle fait son boulot
C'est pas qu'elle tienne tant à la vie
Mais les vieilles ça a des manies
Ca aime son fauteuil et son lit
Même si le monde s'arrête ici

Elle a la tête comme un placard
La vieille
Et des souvenirs bien rangés
Comme ses draps ses taies d'oreillers

Son tout premier carnet de bal
Du temps où la valse c'était mal
Un petit morceau de voile blanc
Du temps où l'on s'mariait enfant
De son feu héros une croix de guerre
De l'avant-dernière dernière guerre
Elle a des cerises sur son chapeau
La vieille
Elle se fait croire que c'est l'été

Elle ne fait plus partie du temps
Elle a cent ans elle a mille ans
Elle est pliée elle est froissée
Comme un journal du temps passé

Elle a sa famille en photos
La vieille
Sur le buffet ils sont en rangs
Et ça sourit de toutes ses dents

Y'a les p'tits enfants des enfants
Et les enfants des p'tits enfants
Y'a ceux qui viendraient bien des fois
Mais qui n'ont pas d'auto pour ça
Ceux qui ont pas l'temps qu'habitent pas là
Puis y'a les autres qui n'y pensent pas
Elle a des cerises sur son chapeau
La vieille
Elle veut s'faire croire que c'est l'été

Elle a des cerises sur son chapeau
La vieille
Elle se fait croire que c'est l'été.

1977a

Je vous ai bien eus - Le temps des colonies

Le temps des colonies
Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë
Musique : Jacques Revaux

Moi monsieur j'ai fait la colo
Dakar Conakry Bamako
Moi monsieur j'ai eu la belle vie
Au temps béni des colonies
Les guerriers m'appelaient Grand Chef
Au temps glorieux de l'A.O.F.
J'avais des ficelles au képi
Au temps béni des colonies

On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas on en a
Y'a pas d'café pas de coton pas d'essence
En France mais des idées ça on en a
Nous on pense
On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas nous on en a

Pour moi monsieur rien n'égalait
Les tirailleurs Sénégalais
Qui mouraient tous pour la patrie
Au temps béni des colonies
Autrefois à Colomb-Béchar
J'avais plein de serviteurs noirs
Et quatre filles dans mon lit
Au temps béni des colonies

On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas on en a
Y'a pas d'café pas de coton pas d'essence
En France mais des idées ça on en a
Nous on pense
On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas nous on en a

Moi monsieur j'ai tué des panthères
A Tombouctou sur le Niger
Et des hippos dans l'Oubangui
Au temps béni des colonies
Entre le gin et le tennis
Les réceptions et le pastis
On se s'rait cru au paradis
Au temps béni des colonies

On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas on en a
Y'a pas d'café pas de coton pas d'essence
En France mais des idées ça on en a
Nous on pense
On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas nous on en a.

1977b

Dix ans plus tôt - C'est ma vie

Dix ans plus tôt
Paroles : Michel Sardou et Pierre Billon
Musique : Jacques Revaux



S'il y a des mots
Qui t'ont fait pleurer mon ange
Et d'autres qui t'ont révoltée
S'il y a des idées quelquefois qui dérangent
J'en ai qui font danser

Te souviens-tu d'un slow
Dix ans plus tôt
Déjà dix ans
Tu voulais m'épouser
Quelle drôle d'idée
Tu n'avais pas quinze ans

Tu voulais faire l'amour
Comment fait-on l'amour
J' n'étais pas un géant
J'étais plutôt gêné
Quelle drôle d'idée
Danser c'est suffisant

Je n'sais plus comment finissait la chanson
J'ignorais qu'elle avait un nom
C'était la chanson du bonheur
D'un vieil amant compositeur

J'aime bien les histoires
Qui me font boire
Sans désespoir
Les mélodies carrées
Qui font danser
Qui font aimer la vie
J'aime aussi sur le tard
Un piano bar
Qui meurt d'ennui
Tous les disques oubliés
Qui font penser
Qu'on a déjà vieilli

Je n'sais plus comment finissait la chanson
J'ignorais qu'elle avait un nom
C'était la chanson du bonheur
D'un vieil amant compositeur

Te souviens-tu d'un slow
Dix ans plus tôt
Déjà dix ans
Tu voulais m'épouser
Quelle drôle d'idée
Tu n'avais pas quinze ans

Tu voulais faire l'amour
Comment fait-on l'amour
J' n'étais pas un géant
J'étais plutôt gêné
Quelle drôle d'idée
Danser c'est suffisant

Te souviens-tu d'un slow
Dix ans plus tôt
Déjà dix ans
Tu voulais m'épouser
Quelle drôle d'idée
Tu n'avais pas quinze ans

Tu voulais faire l'amour
Comment fait-on l'amour
J' n'étais pas un géant
J'étais plutôt gêné
Quelle drôle d'idée
Danser c'est suffisant.

1977c

La java de Broadway - Seulement l'amour

La java de Broadway
Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë
Musique : Jacques Revaux

Quand on fait la java le sam'di à Broadway
Ca swing comme à Meudon
On s'défonce on y va pas besoin d'beaujolais
Quand on a du bourbon

C'est peut-être pas la vraie de vraie
La java de Broadway
Oui mais c'est elle qui plaît

Quand on est fin bourrés on se tire des bordées
Sur la 42 ème
On rigole et on danse comme à Saint Paul de Vence
Jusqu'à la 50 ème

C'est peut-être pas la vraie de vraie
La java de Broadway
Oui mais c'est elle qui plaît

Quand on fait la java le sam'di à Broadway
Y' a des chiens dans les bars
Quand arrivent les nanas quand on est au complet
On décerne les oscars

C'est peut-être pas les vrais de vraies
Les nanas de Broadway
Oui mais c'est ça qui plaît

Quand on fait la java le sam'di à Broadway
On dort sur les trottoirs
Quand on nous sors de là c'est à coups de balai
A grand coups d'arrosoir
Et on ne sait plus à midi
Si l'on est à Clichy ou en Californie
Quand on fait la java le sam'di à Broadway
Ca swing comme à Meudon
On s'défonce on y va pas besoin d'beaujolais
Quand on a du Bourbon

C'est peut-être pas la vraie de vraie
La java de Broadway
Oui mais c'est elle qui plaît

Elle est teintée de blues et de jazz et de rock
C'est une java quand même
Quand on est dix ou douze quand les verres s'entrechoquent
On n'voit plus les problèmes

C'est peut-être pas la vraie de vraie
La java de Broadway
Oui mais c'est elle qui plaît

Quand on fait la java le sam'di à Broadway
Ca swing comme à Meudon
On s'défonce on y va pas besoin d'beaujolais
Quand on a du Bourbon

C'est peut-être pas la vraie de vraie
La java de Broadway
Oui mais c'est elle qui plaît.

1978a

Comme d'habitude - Manie Manie

Comme d'habitude
Paroles : Gilles Thibaut
Musique : Jacques Revaux et Claude François
Reprise de 1967

Je me lève
Et je te bouscule
Tu ne te réveilles pas
Comme d'habitude
Sur toi je remonte le drap
J'ai peur que tu aies froid
Comme d'habitude
Ma main caresse tes cheveux
Presque malgré moi
Comme d'habitude
Mais toi tu me tournes le dos
Comme d'habitude

Alors je m'habille très vite
Je sors de la chambre
Comme d'habitude
Tout seul je bois mon café
Je suis en retard
Comme d'habitude
Sans bruit je quitte la maison
Tout est gris dehors
Comme d'habitude
J'ai froid je relève mon col
Comme d'habitude

Comme d'habitude
Toute la journée
Je vais jouer à faire semblant
Comme d'habitude
Je vais sourire
Comme d'habitude
Je vais même rire
Comme d'habitude
Enfin je vais vivre
Comme d'habitude

Et puis le jour s'en ira
Moi je reviendrai
Comme d'habitude
Tu seras sortie
Et pas encore rentrée
Comme d'habitude
Tout seul j'irai me coucher
Dans ce grand lit froid
Comme d'habitude
Mes larmes je les cacherai
Comme d'habitude

Comme d'habitude
Même la nuit
Je vais jouer à faire semblant
Comme d'habitude
Tu rentreras
Comme d'habitude
Je t'attendrai
Comme d'habitude
Tu me souriras
Comme d'habitude

Comme d'habitude
Tu te déshabillera
Comme d'habitude
Tu te coucheras
Comme d'habitude
On s'embrassera
Comme d'habitude.

1978b

Je vole - 8 jours à El Paso

Je vole
Paroles : Michel Sardou et Pierre Billon
Musique : Michel Sardou



Mes chers parents
Je pars
Je vous aime mais je pars
Vous n'aurez plus d'enfant
Ce soir
Je n' m'enfuis pas je vole
Comprenez bien je vole
Sans fumée sans alcool
Je vole je vole

C'est jeudi il est 5 heures 5
J'ai bouclé une petite valise
Et je traverse doucement l'appartement endormi
J'ouvre la porte d'entrée
En retenant mon souffle
Et je marche sur la pointe des pieds
Comme les soirs
Où je rentrais après minuit
Pour ne pas qu'ils se réveillent
Hier soir à table
J'ai bien cru que ma mère
Se doutait de quelque chose
Elle m'a demandé si j'étais malade
Et pourquoi j'étais si pâle
J'ai dis que j'était très bien
Tout à fait clair
Je pense qu'elle a fait semblant de me croire
Et mon père a souri

En passant à côté de sa voiture
J'ai ressenti comme un drôle de coup
Je pensais que ce s'rait plus dur
Et plus grisant un peu
Comme une aventure
En moins déchirant
Oh surtout ne pas se retourner
S'éloigner un peu plus
Il y a la gare
Et après la gare
Il y a l'Atlantique
Et après l'Atlantique

C'est bizarre cette espèce de cage
Qui me bloque la poitrine
Ca m'empêche presque de respirer
Je me demande si tout à l'heure
Mes parents se douteront
Que je suis en train de pleurer
Oh surtout ne pas se retourner
Ni des yeux ni de la tête
Ne pas regarder derrière
Seulement voir ce que je me suis promis
Et pourquoi et où et comment
Il est 7 heures moins 5
Je me suis rendormi
Dans ce train qui s'éloigne un peu plus
Oh surtout ne plus se retourner
Jamais.

1978c

En chantant - A des années d'ici

En chantant
Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë
Musique : Toto Cutugno

Quand j'étais petit garçon
Je repassais mes leçons
En chantant
Et bien des années plus tard
Je chassais mes idées noires
En chantant
C'est beaucoup moins inquiétant
De parler du mauvais temps
En chantant
Et c'est tellement plus mignon
De se faire traiter de con
En chanson

La vie c'est plus marrant
C'est moins désespérant
En chantant

La première fille de ma vie
Dans la rue je l'ai suivie
En chantant
Quand elle s'est déshabillée
J'ai joué le vieil habitué
En chantant
J'étais si content de moi
Que j'ai fait l'amour dix fois
En chantant
Mais je n'peux pas m'expliquer
Qu'au matin elle m'ait quitté
Enchantée

L'amour c'est plus marrant
C'est moins désespérant
En chantant

Tout les hommes vont en galère
A la pêche ou à la guerre
En chantant
La fleur au bout du fusil
La victoire se gagne aussi
En chantant
On ne parle à Jéhovah
A Jupiter à Boudha
Qu'en chantant
Qu'elles que soient nos opinions
On fait sa révolution
En chanson

Le monde est plus marrant
C'est moins désespérant
En chantant

Puisqu'il faut mourir enfin
Que ce soit côté jardin
En chantant
Si ma femme a de la peine
Que mes enfants la soutiennent
En chantant
Quand j'irai revoir mon père
Qui m'attend les bras ouverts
En chantant
J'aimerais que sur la terre
Tous mes bons copains m'enterrent
En chantant

La mort c'est plus marrant
C'est moins désespérant
En chantant

Quand j'étais petit garçon
Je repassais mes leçons
En chantant
Et bien des années plus tard
Je chassais mes idées noires
En chantant
C'est beaucoup moins inquiétant
De parler du mauvais temps
En chantant
Et c'est tellement plus mignon
De se faire traiter de con
En chanson.

1979a

Verdun - Ils ont le pétrole mais c'est tout

Ils ont le pétrole mais c'est tout
Paroles : Michel Sardou
Musique : Pierre Billon

Ils ont le pétrole
Mais il n'ont que ça

On a le bon vin
On a le bon pain
Et cetera

Ils ont le pétrole
Mais c'est tout

On a les cailloux
On a les bijoux
On a les binious

Ils ont les dollars
Et c'est bien

On a les man'quins
Les grands magasins
Le Paradis Latin

Ils ont les barils on a les bidons
Mais pour boire où vont-ils
Chez Dom Pérignon

Parc'qu'ils ont le pétrole
Mais il n'ont pas d'eau

Pas d'neige en montagne
Pas d'huîtres en Bretagne
Que des sables chauds

Pétrole on the rocks ça n'désaltère pas
Evian sort des Alpes
Pas du Sahara

Ils ont le pétrole
Pour trente ans

On a du vin blanc
Des blés dans les champs
Pour au moins mille ans.

Ils ont le pétrole
Mais ils n'ont que ça

On a des idées
Un gaspy futé
Un Martel à Poitiers

Ils ont les dollars
C'est très bien

Nous des têtes de lard
De gaulois grognards
Et chauvins

Cett' chanson s'adresse
A un brav' garçon

Qu'on appelle Altesse
Un ami d'pension

Quand ton puits s'ra sec ... plus d'jus dans l'citron
Plus personne à La Mecque
Viens à la maison

On boira mon vin
De bon coeur

Tu mangeras mon pain
J'demand'rai la main
De ta soeur

Quand ton puits s'ra sec
Viens à la maison
On boira cul-sec
En vieux compagnons.

1979b

Je ne suis pas mort je dors - Carcassonne

Je ne suis pas mort, je dors !
Paroles : Michel Sardou et Pierre Billon
Musique : Jacques Revaux

Ne m'enterrez pas encore
Je n'suis pas mort
Je dors

Et n'encombrez pas ma mémoire
De vos regrets de vos histoires
Je dors

Rangez-moi dans vos souvenirs
Mais j'n'ai pas fini d'en finir
Je dors

Gardez vos larmes et vos cris
Que l'on m'ait aimé ou haï
Je dors

Si par hasard sait-on jamais
J'avais un ami qui m'aimait
Tant pis
Qu'il m'oublie
Je dors

Maître des ombres et des lumières
Combien dure une éternité
Combien de fois faudra-t-il faire
La même route pour arriver
Combien de lunes à disparaître
Combien d'hommes encore à renaître
En attendant
Je dors

Je n'veux pas qu'on m'ensevelisse
Je n'veux pas être piétiné
Je dors

J'aim'rais qu'un océan rugisse
Tous ses chevaux sur des rochers
Je dors je dors

Et ne couvrez pas ma mémoire
De chrysanthèmes de femmes en noir
Je dors

Si quelque part sait-on jamais
J'avais un ami qui m'aimait
Tant pis
Qu'il m'oublie
Je dors je dors je dors.

1979c

Déborah - Dans la même année

Dans la même année
Paroles : Michel Sardou et Pierre Billon
Musique : Jacques Revaux

Dans la même année
Dieu créait la femme
Et j'étais viré
D'abord au ciné
Trop petit pour entrer
Et puis de mon lycée
Le dernier que ma mère ait trouvé
Dans la même année
Je l'ai connue là en twistant le ya-ya
Elle était je crois
Un peu plus vieille que moi
Ma première fiancée
Celle qui allait m'apprendre à aimer

Toutes les femmes sont belles
Et méchantes et cruelles
Mais elle nous font si bien l'amour
Que Dieu leur pardonne
D'avoir brisé des hommes
Qui n'pensaient qu'à leur faire l'amour

Dans la même année
La fille m'oubliait
Et j'étais viré d'abord de chez elle
Trop étroit pour rester
Et d'un job à mi-temps
Le dernier qu'ait trouvé maman

Toutes les femmes sont belles
Et méchantes et cruelles
Mais elle nous font si bien l'amour
Que Dieu leur pardonne
D'avoir brisé des hommes
Qui n'pensaient qu'à leur faire l'amour

Si la même année
Tu découvrais à la fois
Le bonheur d'aimer
Le chagrin quand il s'en va
Pense à moi

Mes femmes étaient belles
Et méchantes et cruelles
Mais elles m'ont si bien fait l'amour
Que j'en suis encore
Pour une fille que j'adore
A me damner pour faire l'amour

Toutes les femmes sont belles
Et méchantes et cruelles
Mais elle nous font si bien l'amour
Que je leur pardonne d'avoir brisé un homme
Qui n'pensait qu' leur faire mieux l'amour
Laisse aller tant pis
Après tout c'est la vie
Ne jure pas de n'plus faire l'amour
Toutes les femmes sont belles
Et méchantes et cruelles
Mais elles nous font si bien l'amour.

1979d

Last flight - It's not too late start again

Last flight  ("Je vole" version anglaise)
Paroles : Michel Sardou et Pierre Billon
Musique : Michel Sardou

My dear parents good bye
I do love you but I
Have to give it a try a try
Oh my thinking is sold
After I've been around
I should be homeward bound
Homeward bound

It's thursday five o'clock in the morning
And I've packed a little bag
I'm tiptoing throught the appartment
And holding my breath like the nights
When I came after midnight
So that mother would'nt wake up

Last evening at dinner
I thought for a moment
That she's expected something
She said I looked pale
She wanted to know if I felt all right
I told her that I was fine but just fine
I think she made believe that she believed me
And father had just smiled

It's strange I thought that
Living home will be tougher
More overwhelming
Like a big adventure
But less hearttearing
Oh but I musn't go back

Get a little bit farther
There is a railroad station
And after the train
The boat
The atlantic ocean
And after the altlantic ocean

I feel strange
Like if I had a cage around my chest
It nearest stops my breathing
I wonder if my folks
In a little while will know that I'm crying
No I musn't go back
Or even turn my head around
I must only see why I told myself
I should see
And why and why
And how

It's five to seven now
I'm falling asleep in the train
That staying it is a boat away
A little bit further
A little bit more
And I won't be back
I dare not be back

My dear parents good bye
I do love you but I
Have to give it a try a try
Oh my thinking is sold
After I've been around
I should be homeward bound
Homeward bound.

1980a

Si j'était - K7

K7
Paroles : Michel Sardou et Pierre Billon
Musique : Jacques Revaux

Dans tes écouteurs jouent des cassettes
Des sons qui font bouger ta tête
C'est pas si bête

Autour de ton coeur y'a des étoiles
New York Los Angelès à la voile
C'est pas si mal

Des nuits comme des guitares qui sonnent

Un horaire d'avion sous l'oreiller
Comme une envie de tout quitter
De t'en aller

Tes copains d'bahut copains d'chahut
Ne savent plus te faire rêver
Te faire planer

Des jours en vieux 45 tours

Dans la nuit t'entends un saxophone
Qui pleure qui cri qui parle d'un homme
Dans la nuit tu t'emmènes en voyage
En disque en film ou en images

Dans tes écouteurs des sons en or
Font rire tes yeux jouer tes cheveux
Bouger ton corps

Tu t'inventes un amour peu banal
Amour sur fond de carte postale
C'est pas si mal

Des jours en vieux 45 tours
Des nuits comme des guitares qui sonnent
Des jours en vieux 45 tours
Des nuits comme des guitares qui sonnent

Dans la nuit t'entends un saxophone
Qui pleure qui cri qui parle d'un homme
Dans la nuit tu t'emmènes en voyage
En disque en film ou en images

Dans tes écouteurs jouent des cassettes
Des sons qui font bouger ta tête
C'est pas si bête

Autour de ton coeur y'a des étoiles
New York Los Angelès à la voile
C'est pas si mal

Des nuits comme des guitares qui sonnent

Dans tes écouteurs jouent des cassettes
Des sons qui font bouger ta tête
C'est pas si bête

Autour de ton coeur y'a des étoiles
New York Los Angelès à la voile
C'est pas si mal

Des nuits comme des guitares qui sonnent.

1980b

La génération loving you - Victoria

Victoria
Paroles : Pierre Delanoë
Musique : Pierre Billon et Jacques Revaux

Victoria 1914
L'été commence bien
Nous partons en vacances
A Dinard
Je me marie avec Edouard

Victoria 1917
La guerre n'en finit pas
Michel a deux ans
Edouard au Chemin des Dames
Et je m'ennuie rue d'Amsterdam

Victoria 1939
L'été commence bien
Nous partons en vacances
A Dinard
J'irai sur la tombe d'Edouard

Victoria 1943
La guerre n'en finit pas
Jean-Pierre a deux ans
Michel est à Berlin
A Paris on crève de faim

Victoria 1968
Le printemps commence bien
J'irai en vacances
A Dinard
Je garderai les enfants le soir

Victoria 1978
La vie n'en finit pas
Déjà 85 ans
Qui sonnent
Je n'intéresse plus personne

Victoria 1980
Je vais mourir demain
Et ils vont m'enterrer
Entre deux rendez-vous
J'ai eu ma tête jusqu'au bout.

1981a

Etre une femme - Le mauvais homme

Etre une femme
Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë
Musique : Michel Sardou, Jacques Revaux et Pierre Billon

Dans un voyage en absurdie
Que je fais lorsque je m'ennuie
J'ai imaginé sans complexe
Qu'un matin je changeais de sexe
Que je vivais l'étrange drame
D'être une femme

Femme des années 80
Mais femme jusqu'au bout des seins
Ayant réussi l'amalgame
De l'autorité et du charme

Femme des années 80
Moins Colombine qu'Arlequin
Sachant pianoter sur la gamme
Qui va du grand sourire aux larmes

Etre un P.D.G. en bas noir
Sexy comm'autrefois les stars
Etre un général d'infanterie
Rouler des patins aux conscrits

Enceinte jusqu'au fond des yeux
Qu'on a envie d'app'ler monsieur
Etre un flic ou pompier d'service
Et donner le sein à mon fils

Femme cinéaste écrivain
A la fois poète et mannequin
Femme panthère sous sa pelisse
Etre femme banquière planquée en Suisse

Femme dévoreuse de minets
Femme directeur de cabinet
A la fois sensuelle et pudique
Et femme chirurgien esthétique

Une maîtresse Messaline
Et contremaîtresse à l'usine
Faire le matin les abattoirs
Et dans la soirée le trottoir

Femme et gardien de la paix
Chauffeur de car agent secret
Femme général d'aviation
Rouler des gamelles aux plantons

Etre un major de promotion
Parler six langues ceinture marron
Championne du monde des culturistes
Aimer Sissi impératrice

Enceinte jusqu'au fond des yeux
Qu'on a envie d'app'ler monsieur
En robe du soir à talons plats
Qu'on voudrait bien app'ler papa

Femme pilote de long-courrier
Mais femme à l'atour contrôlé
Galonnée jusqu'au porte-jarretelles
Et au stewart rouler des pelles

Maîtriser à fond le système
Accéder au pouvoir suprême
S'installer à la Présidence
Et de là faire bander la France

Femme et gardienne de prison
Chanteuse d'orchestre et franc-maçon
Une strip-teaseuse à corps perdu
Emmerdeuse comme on en fait plus

Femme conducteur d'autobus
Porte des halles vendeuse aux puces
Qu'on a envie d'appeler Georges
Mais qu'on aime bien sans soutien-gorge

Femme des années 80
Mais femme jusqu'au bout des seins
Ayant réussi l'amalgame
De l'autorité et du charme

Femme des années 80
Moins Colombine qu'Arlequin
Sachant pianoter sur la gamme
Qui va du grand sourire aux larmes

Etre un P.D.G. en bas noir
Sexy comm'autrefois les stars
Etre un général d'infanterie
Rouler des patins aux conscrits

Femme cinéaste écrivain
A la fois poète et mannequin
Femme panthère sous sa pelisse
Etre femme banquière planquée en Suisse

Femme dévoreuse de minets
Femme directeur de cabinet
A la fois sensuelle et pudique
Et femme chirurgien esthétique

Etre un major de promotion
Parler six langues ceinture marron
Championne du monde des culturistes
Aimer Sissi impératrice

Femme et gardien de la paix
Chauffeur de car agent secret
Femme général d'aviation
Rouler des gamelles aux plantons

Femme pilote de long-courriers
Mais femme à l'atour contrôlé
Galonnée jusqu'au porte-jarretelles
Et au steward rouler des pelles

Maîtriser à fond le système
Accéder au pouvoir suprême
S'installer à la Présidence
Et de là faire bander la France

Femme des années 80
Moins Colombine qu'Arlequin
Sachant pianoter sur la gamme
Qui va du grand sourire aux larmes.

1981b

Les lacs du Connemara - Je viens du Sud

Les lacs du Connemara
Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë
Musique : Jacques Revaux

Terre brûlée au vent
Des landes de pierres
Autour des lacs
C'est pour les vivants
Un peu d'enfer
Le Connemara
Des nuages noirs
Qui viennent du nord
Colorent la terre
Les lacs les rivières
C'est le décor
Du Connemara

Au printemps suivant
Le ciel irlandais
Etait en paix
Maureen a plongé
Nue dans un lac
Du Connemara
Sean Kelly s'est dit
Je suis catholique
Maureen aussi
L'église en granit
De Limerick
Maureen a dit oui
De Tiperrary
Barry-Connely
Et de Galway
Ils sont arrivés
Dans le comté
Du Connemara
Y'avait les Connor's
Les O'Connely
Les Flaherty
Du Ring of Kerry
Et de quoi boire
Trois jours et deux nuits

Là-bas au Connemara
On sait tout le prix du silence
Là-bas au Connemara
On dit que la vie
C'est une folie
Et que la folie
Ca se danse

Terre brûlée au vent
Des landes de pierre
Autour des lacs
C'est pour les vivants
Un peu d'enfer
Le Connemara
On y vit encore
Au temps des Gaëls
Et de Cromwell
Au rythme des pluies
Et du soleil
Au pas des chevaux
On y croit encore
Aux monstres des lacs
Qu'on voit nager
Certains soirs d'été
Et replonger
Pour l'éternité
On y voit encore
Des hommes d'ailleurs
Venus chercher
Le repos de l'âme
Et pour le coeur
Un goût de meilleur
L'on y croit encore
Que le jour viendra
Il est tout près
Où les Irlandais
Feront la paix
Autour de la Croix

Là-bas au Connemara
On sait tout le prix de la guerre
Là-bas au Connemara
On n'accepte pas
La paix des Gallois
Ni celle des rois d'Angleterre.

1982a

Musica - Les mamans qui s'en vont

Musica
Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë
Musique : Toto Cutugno

Dans la cohue du temps qui passe
Les souvenirs les plus tenaces
Ce sont trois notes de musique
Entraînantes ou mélancoliques
De la coqueluche à la retraite
Jours de malheurs ou jours de fêtes
Chaque instant de notre existence
A la couleur d'une romance
Ou d'une danse
Derrière la musique militaire
Monsieur Dupont s'en va-t-en guerre
Et tant qu'il y aura des hommes
Ils suivront le clairon qui sonne
Un rock'n roll à la Bastille
En a fait basculer des filles
Qui a sauvé la République
Qui a saoulé la Jamaïque
C'est la musique

Musica do ré mi ré do si la sol
Mélodia qui balance et danse ou pas
Musica do ré mi ré do si la sol
Harmonia cantique ou canzonetta

Les vacances aux Sables-d'Olonne
C'était une chanson d'automne
A mon premier saut dans tes bras
Je fredonnais le " ça ira "
Au son de la marche nuptiale
J'ai fait une sortie triomphale
Dies irae Dies illa
Quel mauvais jour que ce jour-là
Elle est toujours là

Musica do ré mi ré do si la sol
Mélodia qui balance et danse ou pas
Musica do ré mi ré do si la sol
Harmonia cantique ou canzonetta

Dans la cohue du temps qui passe
Avant qu'on ait perdu ma trace
Quand mes compagnons de galère
Viendront me voir à ma dernière
Dernières notes de musique
Les plus vraies les plus pathétiques
Celles que je n'entendrai pas
Et que vous chanterez sans moi
L'avé Maria

Musica do ré mi ré do si la sol
Mélodia qui balance et danse ou pas
Musica do ré mi ré do si la sol
Harmonia cantique ou canzonetta.

1982b

Afrique adieu - Côté soleil

Afrique adieu
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux et Michel Sardou

Afrique adieu
Belle Africa
Où vont les eaux bleues
Du Tanganyika

Afrique adieu
Ton coeur samba
Saigne autant qu'il peut
Ton coeur s'en va

Il pleut des oiseaux aux Antilles
Sur les forêts des magnolias
Les seins dorés brûlants des filles
Passent à deux pas de mes dix doigts
Des musiciens de Casamance
Aux marabouts de Prétoria
C'est tout un peuple fou qui danse
Comme s'il allait mourir de joie

Afrique adieu
Belle Africa
Où vont les eaux bleues
Du Tanganyika

Afrique adieu
Ton coeur samba
Saigne autant qu'il peut
Ton coeur s'en va

Sur les étangs de Malawi
La nuit résonne comme un signal
C'est pour une fille de Nairobi
Qu'un tambour joue au Sénégal

Et de Saint-Louis à Yaoundé
Des lacs salés au vieux Kenya
C'est tout un peuple qui va danser
Comme s'il allait mourir de joie

Afrique adieu
Tes masques de bois
N'ont plus dans leur yeux
L'éclair d'autrefois

Afrique adieu
Là où tu iras
Les esprits du feu
Danseront pour toi.

1983a

Les années 30 - Il était là

Il était là  (le fauteuil)
Paroles : Pierre Delanoë et Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux

Il était là dans ce fauteuil
Mon spectateur du premier jour
Comme un père débordant d'orgueil
Pour celui qui prenait son tour

Il était là dans ce fauteuil
Premier témoin de mes faux pas
Le coeur tremblant comme une feuille
Croyant que je ne savais pas

Il était là sur ma galère
Lieutenant de la providence
M'envoyant des ondes légères
Comme le ciel de sa Provence

Il était là dans ce fauteuil
Qu'il a loué pour l'éternité
Pour m'applaudir du coin de l'oeil
Et de temps en temps rigoler

Petit tu m'as fait bien plaisir
Tu m'as rappelé ton grand-père
Entre ses larmes et son sourire
Il n'y avait pas de frontière

Il était là dans ce fauteuil
Quand j'ai fait ma première grimace
Quand j'ai osé montrer ma gueule
Aux petits copains de ma classe

Plein de pudeur et d'indulgence
Pour la violence de mes passions
Pour cette belle intransigeance
Que suivraient tant de concessions

Il était là dans ce fauteuil
Mon spectateur du premier jour
Comme un père débordant d'orgueil
Pour celui qui prenait son tour

Dans le halo du projecteur
Il vient s'installer tous les soirs
Comme tout autre spectateur
Mais je suis le seul à le voir

Petit tu m'as fait bien plaisir
Tu m'as rappelé ton grand-père
Entre ses larmes et son sourire
Il n'y avait pas de frontière

Il était là dans ce fauteuil
Où mon fils aîné va s'asseoir
Quatre générations l'accueillent
Et il sait déjà qu'un beau soir

Je serai là dans ce fauteuil
Son spectateur du premier jour
Comme un père débordant d'orgueil
Pour celui qui prendra son tour

Petit tu me feras plaisir
Tu me rappelleras ton grand-père
Entre ses larmes et son sourire
Il n'y avait pas de frontière.

1983b

Vladimir Ilitch - A l'italienne

Vladimir Ilitch
Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë
Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre

Un vent de Sibérie souffle sur la Bohème
Les femmes sont en colère aux portes des moulins
Des bords de la Volga au delta du Niemen
Le temps s'est écoulé il a passé pour rien
Puisqu'aucun dieu du ciel ne s'intéresse à nous
Lénine relève-toi
Ils sont devenus fous

Toi Vladimir Illitch
T'as raison tu rigoles
Toi qui a voyagé dans un wagon plombé
Quand tu vois le Saint-Père ton cousin de Pologne
Bénir tous ses fidèles dans son auto blindée

Toi Vladimir Illitch
Est-ce qu'au moins tu frissonnes
En voyant les tiroirs de la bureaucratie
Remplis de tous ces noms de gens qu'on emprisonne
Ou qu'on envoie mourir aux confins du pays

Toi Vladimir Illitch
Au soleil d'outre-tombe
Combien d'années faut-il pour gagner quatre sous
Quand on connaît le prix qu'on met dans une bombe
Lénine relève-toi ils sont devenus fous

Où sont passés les chemins de l'espoir
Dans quelle nuit au fond de quel brouillard
Rien n'a changé les damnés de la terre
N'ont pas trouvé la sortie de l'enfer

Toi qui avais rêvé
L'égalité des hommes
Tu dois tomber de haut dans ton éternité
Devant tous ces vieillards en superbe uniformes
Et ces maisons du peuple dans des quartiers privés

Toi Vladimir Illitch
Si tu es le prophète
Viens nous parler encore en plein coeur de Moscou
Et répands la nouvelle à travers la planète
Amis du genre humain ils sont devenus fous.

1984a

Si l'on revient moins riches - L'An mil

L'An mil
Paroles : Michel Sardou et Pierre Barret
Musique : Jacques Revaux

Des cathédrales crevant le ciel comme des épées
Des forêts noires que des sorcières ont envoûtées
Des chevaux fous et des milliers de races humaines
Lancés sur nous du plus profond de la Bohème.

Des crucifix dressés pour garder les campagnes
Des abbayes posées au sommet des montagnes
Des rois enfants conduits par des femmes inhumaines
Des rois méchants soufflant la fureur et la haine

Et tout là-haut un Dieu colère
Qu'on ne sait comment apaiser
Un Dieu du fond de l'Univers
A des années de Voie lactée
C'était la fin du millénaire
Aux horloges de la chrétienté
L'apocalypse avant l'hiver
L'arrivée du Dies Irae

Des fumées noires au ciel assassinent l'été
Des villes sombres emmurent des hommes prisonniers
Des peurs obscures nous viennent des autres races humaines
Des bruits d'armure résonnent encore au fond des plaines

Des crucifix brisés rouillent en haut des montagnes
Des abbayes se changent en maison de campagne
Des peuples enfants gaspillent la dernière fontaine
Des peuples fous répandent la fureur et la haine

Et tout là-haut un Dieu colère
Que nous avons tous oublié
Prépare du fond de l'univers
Un rendez-vous d'éternité
Bientôt la fin du millénaire
Va crucifier la chrétienté
L'Apocalypse avant l'hiver
L'arrivée du Dies Irae.

1984b

Io Domenico - La débandade

Io Domenico
Paroles : Pierre Delanoë et Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre

Moi Domenico de Raguse
La neige et le feu réunis
Né d'un soldat de Syracuse
D'une bellissima d'Italie
Moi Domenico de Raguse
Mes jours se terminent aujourd'hui
Près d'une femme des Abruzzes
Qui m'a fait un enfant chaque année de sa vie

Io Domenico
Quand mon bateau franchissait la mer Tyrrhénienne
Un homme un nouveau
Naissait sous la bannière américaine
Io Domenico
Au plus profond de mes passions ou de mes haines
J'ai toujours juré fidélité à mes jeunes années
Io Domenico
Ma pauvreté je l'ai jetée comme une eau sale
J'ai changé de peau
Mais pas de sang pas d'accent pas d'étoile
A vous mes garçons
J'ai laissé mon nom
Mon violon
Et mes cigales
Et cette chanson
Que vous chanterez mon enterrement

Io Domenico
C'est moins que rien pour le tocsin du Val d'Amone
Rien qu'un Sicilien
Qui lui revient sans fleurs et sans couronnes
Toi Angélina
Que j'ai choisie qui m'a compris mieux que moi-même
Je te dis merci garde l'espoir et au revoir je t'aime

Gira giro tondo
Gira come gir'il mondo
Nel mio cuore
Gira hoi li hoi la.

1984c

Délire d'amour - Une femme ma fille

Une femme ma fille
Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë
Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre

Si tu peux supporter l'idée qu'il est plus fort
Pas dans les joies du coeur mais dans les jeux du corps
Pour te désaltérer à la même fontaine
Si tu peux rapprocher ton âme de la sienne
Si tu sais te servir de ta beauté ma belle
Et pour lui faire plaisir t'encombrer de dentelles
Si le goût de tes nuits a celui des baisers
Si tu n'écoutes pas la voix des mal-aimées
Qui voudraient à tout prix te citer comme témoin
Au procès du tyran qui caresse ta main
Si tu as bien compris que source de la vie
Tu n'as rien de commun avec qui la détruit
Si tu lui donnes l'enfant qu'il te prie de lui faire
Comme un cadeau du ciel comme un fruit de la terre
Si tu remplis son coeur au fil de chaque jour
De ta tendre chaleur et de tes mots d'amour
Si tu peux l'écouter quand il chante trop haut
Et chanter avec lui pour que ce soit moins faux
Si tu prends le pouvoir certains soirs de rafale
Pour guider le bateau cap sur la bonne étoile
Si tu es
Si tu fais
Si tu sais tout cela
Comme les milliards de femmes qui l'ont fait avant toi
Et si dans son bonheur tu vois le tien qui brille
Ce jour-là tu seras une femme ma fille ma fille.

1984d

Les deux écoles - Los Angelien

Les deux écoles
Paroles : Pierre Delanoë et Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux

J'ai eu l'instituteur qui dans les rois de France
N'a vu que des tyrans aux règnes désastreux
Et celui qui faisait du vieil Anatole France
Un suppôt de Satan parce qu'il était sans Dieu
J'ai fait les deux écoles et j'ai tout oublié
La nuit des carmagnoles la fin des Assemblées
Les dieux de l'Acropole et les saints baptisés
J'étais des deux écoles et ça n'a rien changé

Dans le Lot-et-Garonne
On bouffait du curé
On priait la Madone
Le dimanche en Vendée
Des cailloux de Provence
Aux châteaux d'Aquitaine
On chantait la Durance
On pleurait la Lorraine
Dans le Rhône et l'Essone
On chassait les abbés
On plantait en Argonne
Des croix de Saint-André
Des sommets du Jura
Aux jardins de Touraine
On pleurait la Savoie
On chantait la Lorraine

Je veux que mes enfants s'instruisent à mon école
S'ils ressemblent à quelqu'un autant que ce soit moi
Après ils s'en iront adorer leurs idoles
Et vivre leur destin où bon leur semblera
Cette sacrée République qui dit oui qui dit non
Fille aînée de l'Eglise et de la Convention
Elle serait bien heureuse que ses maîtres la laissent
Libre de faire l'amour et d'aller à la messe.

1985a

Chanteur de jazz - Exit Dylan

Chanteur de jazz
Paroles : Michel Sardou et Jean-Loup Dabadie
Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre

J'ai marché Madison la Cinquième et Central Park
Le ciel crachait de bouffées de havane
Les bateaux de l'Hudson formaient sur l'eau comme un arc
Ils remorquaient comme une barque Manhattan
Des voitures-téléphones aux vitres aveuglées
Passaient dans la fumée des chicanes
Un orchestre mendiait sous les sabots d'un cheval
Du vieux héros général Shéridan
Des forêts d'escaliers tombaient des toits incendiés
Comme le feuillage emmêlé des savanes
Des sirènes ambulances aux vitres aveuglées
Déchiraient le silence à travers les fumées.

Chanteur de jazz
Welcome to America
Rimeur de phrases
Welcome to America

Chanteur de jazz
Welcome to America
Rimeur de phrases
Welcome to America

Dans le River Café au pied du pont de Brooklyn
Buvaient d'anciennes Marilyn de vieilles femmes
Des nuées de pédales sortaient de Carnegie Hall
En soldats de carnaval en gitanes
Des enfants de couleur lunettes aveuglées
Revendaient du bonheur à fumer
Autour des tours jumelles nouvelles tours de Babel
Des hélicos battaient de l'aile dans mon crâne
Mais au bas du Pan Am défilait la caravane
Des sept millions d'oncles Sam sur leur canne
Et là-bas des madones le regard aveuglé
Couraient dans les klaxons à travers les fumées.

Chanteur de jazz
Welcome to America
Rimeur de phrases
Welcome to America

J'ai marché Madison la Cinquième et Central Park
Le ciel crachait de bouffées de havane
Les bateaux de l'Hudson formaient sur l'eau comme un arc
Ils remorquaient comme une barque Manhattan
Un orchestre mendiait sous les sabots d'un cheval
Du vieux héros général Shéridan
Des forêts d'escaliers tombaient des toits incendiés
Comme le feuillage emmêlé des savanes
Dans le River Café au pied du pont de Brooklyn
Buvaient d'anciennes Marilyn de vieilles femmes
Des nuées de pédales sortaient de Carnegie Hall
En soldats de carnaval en gitanes
Autour des tours jumelles nouvelles tours de Babel
Des hélicos battaient de l'aile dans mon crâne
Mais au bas du Pan Am défilait la caravane
Des sept millions d'oncles Sam sur leur canne.

1985b

1965 - Mélodie pour Elodie

1965
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre

1965, je m'souviens d'une chanson
Et de deux anneaux d'or
Que nous portons encore
Et d'un petit garçon

1965
Je n' me souviens pas bien
Quoi de nous deux partait
Et la mort de mon chien

Quelques années plus tard
On apprenait un soir
Qu'un chêne était brisé
Qu'il n'avait pas plié
Qu'il entrait dans l'histoire

1900 juste après
Je me souviens très bien
La couleur des volets
Les parfums du jardin

1970
Je me souviens d'avril
Une femme aux yeux clairs
Un voyage aux enfers
Une année difficile

1970
C'est la première fissure
L'avocat le Palais
Et les lettres d'injures

1976
C'est la mort de mon père
Et cette impression folle
Que ses dernières paroles
N'étaient pas les dernières

1980
Et les années qui suivent
C'est la fuite en avant
Le combat délirant
Des plus forts qui survivent

C'est la fin d'une histoire
Et la moitié d'une vie
Vingt années qui s'égarent
Et les jours que j'oublie

1965
Je m'souviens d'une chanson
Et de deux anneaux d'or
Que nous portons encore
Et d'un petit garçon.

1986

Musulmanes - Minuit moins dix

Musulmanes
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre



Le ciel est si bas sur les dunes
Que l'on croirait toucher la lune
Rien qu'en levant les bras
Comme un incendie sous la terre
Les aurores ont brûlé les pierres
Blanchi les toits de Ghardaïa

Voilées pour ne pas être vues
Cernées d'un silence absolu
Vierges de pierre au corps de Diane
Les femmes ont pour leur lassitude
De jardins clos de solitude
Le long sanglot des musulmanes

C'est un cri
C'est un chant
C'est aussi le désert et le vent
Tout l'amour qu'elles ont dans le corps
La gloire des hommes le chant des morts
La joie de porter un enfant
C'est un cri c'est un chant
C'est aussi la douleur et le sang
Toutes les fureurs qu'elles portent en elles
La peur des hommes la peur du ciel
Et toutes les forêts du Liban

Elles sont debout sur champs de ruine
Sous le vent glacé des collines
Que la nuit leur envoie
Pour elles le temps s'est arrêté
C'est à jamais l'éternité
Le crépuscule de Sanaa

Voilées pour ne pas être vues
J'envie ceux qui les ont connues
Vierges de pierre au corps de Diane
Hurlant dans le silence énorme
A l'heure où leurs amants s'endorment
Le long sanglot des musulmanes

C'est un cri
C'est un chant
C'est aussi le désert et le vent
Tout l'amour qu'elles ont dans le corps
La gloire des hommes le chant des morts
La joie de porter un enfant
C'est un cri c'est un chant
C'est aussi la douleur et le sang
Toutes les fureurs qu'elles portent en elles
La peur des hommes la peur du ciel
Et toutes les forêts du Liban.

1987

Tous les bateaux s'envolent - Laisse-toi prendre

Tous les bateaux s'envolent
Paroles : Michel Sardou et Jean-Loup Dabadie
Musique : Jacques Cardona

Dans une larme d'alcool
Dans une larme de toi
Tous les bateaux s'envolent
Tous les avions se noient
Et sur tes jambes nues
Mes mains perdues d'avance
Montent vers l'inconnu
Comme un oiseau s'élance
Mais dans la liqueur bleue
De ton regard qui change
Les anges peu à peu
Aux démons se mélangent
Naufragé corps et âme
Je le suis je le sais
De la beauté des femmes
On ne revient jamais
Dans un an
Dans dix ans
A la même heure au même endroit
Je m'entendrai redire
Elle est belle à mourir
Comme si c'était la première fois
Les voiles des bateaux
De toutes les couleurs
S'étalent sur les eaux
L'océan est en fleur
Sur ton corps endormi
Mes mais perdues d'avance
Remontent à l'infini
Comme un jeu d'impatience
Mais dans la liqueur bleue
De ton regard étrange
Les démons ténébreux
Aux amours se mélangent
Naufragé corps et âme
Je le suis je la sais
De la beauté des femmes
On ne revient jamais
Dans un an
Dans dix ans
A la même heure au même endroit
Je te laisserai choisir
Je me laisserai séduire
Comme si c'était la première fois
Dans une larme d'alcool
Dans une larme de toi
Tous les bateaux s'envolent
Tous les avions se noient
Et sur tes jambes nues
Mes mains perdues d'avance
Montent vers l'inconnu
Comme un oiseau s'élance.

1988

La même eau qui coule - Le successeur

La même eau qui coule
Paroles : Michel Sardou et Jean-Michel Bériat
Musique : Jacques Revaux

De l'homme que j'étais
A l'enfant que je suis
De mes coffres à jouets
A mes jeux interdits

Les chevaux de Lascaux
Les avions de Vinci
A part les mots nouveaux
Je n'ai rien appris

C'est toujours la même eau qui coule
C'est toujours le raisin qui saoule
Des hauts-fourneaux de Liverpool
La même chanson qui fait danser la foule
C'est toujours la même eau qui coule

Les amours ordinaires
Les chagrins inhumains
On les voit au scanner
On les lit dans la main

Quand le vieux Magellan
Découvrit le détroit
Il y avait des gamins
Qui s'y baignaient déjà

C'est toujours la même eau qui coule
C'est toujours le raisin qui saoule
Des hauts-fourneaux de Liverpool
La même chanson qui fait danser la foule
C'est toujours la même eau qui coule
C'est toujours le raisin qui saoule
Des hauts-fourneaux de Liverpool
La même chanson qui fait danser la foule
La même chanson qui fait danser la foule

De l'homme que j'étais
A l'enfant qui vieillit
J'ai suivi le trajet
Que les autres avaient pris

Des voyages "Apollo"
Au mystère de ma vie
A part les mots nouveaux
Je n'ai rien appris

C'est toujours la même eau qui coule
C'est toujours le raisin qui saoule
Des hauts-fourneaux de Liverpool
La même chanson qui fait danser la foule
C'est toujours la même eau qui coule
C'est toujours le raisin qui saoule
Des hauts-fourneaux de Liverpool
La même chanson qui fait danser la foule
C'est toujours la même eau qui coule.

1989

Attention les enfants...danger - Vincent

Attention les enfants... danger
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Revaux

Ma chère Mamie,
Je passe de bonnes vacances. Il fait très beau et la nouvelle
fiancée de papa me plaît beaucoup. Elle est très jolie et pas
tellement plus vieille que moi. Depuis qu'elle est à la maison,
papa n'a plus un seul cheveu blanc !

Attention les enfants
Danger
Il y a des papas paumés
Il suffit d'un courant d'air
Deux seins sous un pull-over
Et tout peut arriver
Attention les enfants
Méfiance
J'ai promis des mensonges immenses
Vous en avez d'exemplaires
Mais au pays des faussaires
J'ai des années d'avance

Attention les enfants
Courage
J'envoie des signaux des messages
Même si c'est un ouragan
Cyclone autour d'un divan
C'est quand même un naufrage
Attention les enfants
Courage

Ma chère mamie,
Je ne t'enverrai pas cette lettre je viendrai te l'apporter
moi- même. La jolie fiancée de papa est partie ce matin avec
toutes ses valises. Il a décidé que les vacances étaient finies.
Nous rentrerons tous ce soir.
J'ai l'impression qu'il est content. Il recommence à ne plus
se raser.

Attention les enfants
Danger
Il y a des papas paumés
Un chagrin supplémentaire
Une déprime involontaire
Et tout peut arriver
Attention les enfants
Prudence
J'ai couru des voyages immenses
Il a suffi d'un soupir
Pour faire pencher le navire
Attention les enfants
Méfiance.

1990a

Marie-Jeanne - L'award

Marie-Jeanne
Paroles : Michel Sardou et Didier Barbelivien
Musique : Jacques Revaux, Jean-Pierre Bourtayre et Michel Sardou

Marie-Jeanne
Qui disait toujours je m'en fous
Je s'rai la femme d'un homme riche
Un point c'est tout
Marie-Jeanne s'est mariée avec un oiseau
Court sur pattes pas un cheveu sous le chapeau
trois enfants dont deux sont complètement idiots
Des beaux-parents qu'elle a toujours sur le dos
Marie-Jeanne

Marie-Laure
Qui disait je n'donnerai jamais
Pour de l'or le corps que ma maman m'a fait
Marie-Laure est déjà trois fois divorcée
Trois maris qu'elle a complètement déglingués
Elle qui voulait toujours aimer pour aimer
La Marie-Laure touche des pensions insensées

On s'était jurés de vivre avant la vie
Tout ce qui de près ressemble à la folie
On finirait par se ranger mais plus tard
L'important pour nous c'était de tout savoir
De chasser la nuit le démon des dortoirs
De chasser la nuit le démon des dortoirs

Les Marie-Laure
Les Marie-Jeanne
Dans la fumée de ma gitane
Que sont nos amours devenues
D'ailleurs où sommes-nous tous allés
Nos rêves nous sont-ils arrivés
Est-ce que nos rêves se sont perdus
Ou bien avons-nous disparu

Marie-Pierre
Qui avait peur de tout de rien
Qui pensait que tous les hommes étaient des chiens
Obsédée par des pensées toujours obscènes
Marie-Pierre en a recueilli des dizaines
Pour une heure pour une nuit pour une semaine
Difficile de les garder au bout d'une chaîne
Marie-Pierre

Roberta
Le numéro quatre vingt-dix
La meilleure alliée des " Yankees de Memphis "
Roberta était une montagne à aimer
Un volcan qu'on n'pourra jamais oublier
L'Himalaya de nos fantasmes inavoués
Il parait qu'elle serait heureuse et mariée

Les Marie-Laure
Les Marie-Jeanne
Dans la fumée de ma gitane
Que sont nos amours devenues
D'ailleurs où sommes-nous tous allés
Nos rêves nous sont-ils arrivés
Est-ce que nos rêves se sont perdus
Ou bien avons nous disparu.

1990b

Le privilège - Mam'selle Louisiane

Le privilège
Paroles : Michel Sardou et Didier Barbelivien
Musique : Jacques Revaux et Michel Sardou



D'abord je vais lui dire maman
Je n'veux plus dormir en pension
Et puis je glisserai lentement
Sur les ravages de la passion

Est-ce une maladie ordinaire
Un garçon qui aime un garçon

J'essaierai de choisir mes mots
Mais comment peindre un sentiment
Ce que je sais n'est pas nouveau
Je me connais depuis longtemps
En aucun cas préoccupé
Par les yeux ou les seins des filles
Dans mes nuits j'étais la poupée
Qu'on habille et qu'on déshabille

Est-ce une maladie ordinaire
Un garçon qui aime un garçon

Derrière les murs de ce collège
Ceux qui font tourner les manèges
Se sont-ils posé la question
Y'a-til un Dieu qui nous protège
Une préférence un privilège
Qu'est-ce qu'ils vont dire à la maison
Un garçon qui aime un garçon

Est-ce une maladie ordinaire
Un garçon qui aime un garçon

Depuis deux jours je n'en dors pas
Est-ce qu'ils m'accepteront encore
Apprendre que leur enfant se croit
Etre un étranger dans son corps
C'n'est pas comme avouer un mensonge
D'ailleurs je n'ai pas honte de moi
C'est crever l'abcès qui me ronge
Et finir en paix avec moi

Est-ce une maladie ordinaire
Un garçon qui aime un garçon

Derrière les murs de ce collège
Ceux qui font tourner les manèges
Se sont-ils posé la question
Y'a-t-il un Dieu qui nous protège
Une préférence un privilège
Qu'est-ce qu'ils vont dire à la maison
Un garçon qui aime un garçon
Y'a-t-il un Dieu qui nous protège
Une préférence un privilège.

1991

Le vétéran - Parlons de toi de moi

Le vétéran
Paroles : Michel Sardou et Didier Barbelivien
Musique : Jacques Revaux

La seule musique qu'il porte en lui
C'est Yesterday c'est Let it be
Il a raison ça tourne encore
Les sanglots profonds des accords
Cette musique avait un parfum
Elle lui chantait de vrais regrets
Lui brisait les reins

Trois jours d'amour une longue histoire
Un rouge à lèvres un jour de moins
C'était sorti de sa mémoire
Ca lui revient
Une mélodie les yeux d'une femme
Les promenades sur l'océan
Qu'est-ce qui peut faire voyager l'âme
D'un vétéran
C'est Yesterday c'est Let it be
C'est Yesterday
Dans ses yeux givrés
Le bleu délavé
La douceur d'un jean
C'est Let it be
Ses cheveux mêlés
Du blanc argenté
Des disques en platine
C'est Yesterday

Des musiciens sortant d'un bar
Des nuits pour écrire un refrain
C'était sorti de sa mémoire
Ca lui revient
Les pianos lents les musiques noires
Les slows d'enfer les mots troublants
Le seul drapeau le jour de gloire
D'un vétéran
C'est Yesterday c'est Let it be
C'est Yesterday

Ses yeux amusés
Ont vu s'écrouler
Les glaçons en larmes
C'est Let it be
Après l'amitié
Après des années
Le signal d'alarme
C'est Yesterday.

1992a

Le bac G - Tu ne sauras pas ce que tu veux

Le bac G
Paroles : Michel Sardou
Musique : Michel Sardou et Jean-Pierre Bourtayre

Vous aviez quoi
Dix-sept ans dix-neuf ans
Vous me l'avez écrit mais je n'm'en souviens pas
On hésite on remet on attend
Et la lettre se perd mais vous savez tout ça
Vous passiez un bac G
Un bac à bon marché
Dans un lycée poubelle
L'ouverture habituelle
Des horizons bouchés
Votre question était faut-il désespérer

Vous aviez quoi
Dix-sept ans dix-neuf ans
Vous aviez un prénom mais je n'm'en souviens pas
J'aurais dû j'aurais pu certainement
Vous renvoyer dix lignes je n'l'ai pas fait voilà
J'étais je n'sais plus où
Enfoncé jusqu'au cou
Dans ma vie personnelle
Cette angoisse éternelle
Du déclin qui rend fou

C'était avant l'été
Vous aviez décidé
De visiter la France
Laissant de préférence
Le hasard vous guider
Votre question était faut-il désespérer

Vous aviez quoi
Dix-sept ans dix-neuf ans
Vous me l'avez écrit mais je n'm'en souviens pas
J'aurais pu j'aurais dû certainement
Mais j'n'ai même pas le temps
De m'occuper de moi.

1992b

Le cinéma d'Audiard - Le grand réveil

Le cinéma d'Audiard
Paroles : Michel Sardou et Didier Barbelivien
Musique : Jean-Pierre Bourtayre

C'est un Paris couleur Paname
Un Paris de l'avenue du Maine
Où les voyous des bords de Marne
Roulent en voitures américaines

Il y a des hommes qui portent la c'rise
Il y a des hommes qui correctionnent
Et les bénéfices se divisent
Et les réclusions s'additionnent
En plein désert ou à Passy
Des mots d'auteur des mots qui fâchent
Comme deux intellectuels assis
Iront moins loin qu'un con qui marche

Le cinéma d'Audiard
Un dialogue au comptoir
De l'amitié qui passe
Comme les trains banlieusards
De la gare Montparnasse

C'est un Français sur son vélo
Un petit homme sous sa casquette
Le tourmalet le vieux bordeaux
Et pour écrire une cigarette
Un drapeau noir sur nos faillites
Et des répliques pour déglinguer
Tous ceux qu'il a mis sur orbite
Et qui n'ont pas fini d'tourner

Le cinéma d'Audiard
Un dialogue au comptoir
De l'amitié qui passe
Comme les trains banlieusards
De la gare Montparnasse

C'est un ciné qui f'sait du monde
Le cinéma du sam'di soir
Des mots d'auteur des mots qui grondent
Des mots qu'on aimait aller voir

Le cinéma d'Audiard
Un dialogue au comptoir
De l'amitié qui passe
Comme les trains banlieusards
De la gare Montparnasse.

1994 - Album : Selon que vous serez, etc.,etc.

Tout le monde est star - Le monde où tu vas - Maudits français - Passer l'amour - Selon que vous serez, etc., etc. - Marie ma belle - Putain de temps - Les hommes cavalent - Ma première femme ma femme - Déjà vu

Selon que vous serez, etc., etc.
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jean-Pierre Bourtayre

Je pense au jeune homme imprudent
Qui prend entre six mois et deux ans
Pour un désordre assez minable
Et ceux que la Loi n'atteint pas

On a devant soi la Justice
Et l'apparence de la Justice
La nuance est indéfinissable
Ce qui est pris ne se rend pas

Selon que vous serez puissant ou misérable
Etc. etc.

Il y a la rumeur provinciale
Qui prend l'allure phénoménale
D'un drame humain considérable
Multiplié par les médias
Lorsque l'attaque et la défense
Se risquent au jeu de l'éloquence
Il faut des hommes irréprochables
On dans le doute on s'abstiendra

Selon que vous serez puissant ou misérable
Etc. etc.

Sur le très vieux chemin du vice
Que les hommes ambitieux choisissent
On sait des montagnes incroyables
Des lingots d'or des chèques en bois
Nous avons connu en France
De ces bons vendeurs d'indulgences
Qui ont ruiné le contribuable
Il y a des choses qu'on n'oublie pas

Selon que vous serez puissant ou misérable
Etc. etc.

Mais ce qui n'a jamais tenu
C'est une république sans vertu
La Fontaine écrivit sa fable
Alors que nous avions un roi
Selon que vous serez puissant ou misérable
Etc. etc.

1997 - Album : Salut

Je m'en souviendrai sûrement - La défensive - Mon dernier rêve sera pour toi - Casino - S'enfuir et après - T'es mon amie t'es pas ma femme - Tu te reconnaîtras - C'est pas du Brahms - Pleure pas Lola - Une femme s'élance - Salut

Salut
Paroles : Michel Sardou et Jean-Loup Dabadie
Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre

Maint'nant coupez tous les projos
Faites-moi une nuit étoilée
Juste un rayon sur mon piano
Et sur le public un bleu voilé
Juste vous et moi pour finir
Comme nous étions pour commencer
Et une petite musique pour vous dire
Que le spectacle est terminé

Ça fait déjà longtemps qu'on se connaît
Même si c'est vrai je n'vous parle jamais
Je n'sai's pas faire le premier pas
Mais vous savez déjà tout ça
Je n'suis pas l'homme de mes chansons voilà

Et puis je n'suis pas non plus c'que j'écris
Que cela vous déçoive ou non tant pis
Le seul moment où tout est vrai
Le seul moment où tout est dit
C'est quand le spectacle est fini

Salut salut
Je suis venu vous dire salut
Et puis merci d'être venus
Une autre année un autre endroit
Adieu jusqu'à la prochaine fois
Salut

Quant à l'image que l'on donne de moi
Ma gueule mari fidèle et caetera
Ça doit sûr'ment vous amuser
Vous savez mes fidélités
Ma seule histoire d'amour c'est nous

Et même si on n's'est pas toujours compris
Que cela vous surprenne ou non tant pis
Les grands moments que nous avons
Ne sont pas seul'ment les chansons
C'est quand le spectacle est fini

Salut salut
Je suis venu vous dire salut
Et puis merci d'être venus
Un clin d'oeil entre vous et moi
Bien sûr que l'on se reverra
Salut

Vous nous connaissez bien nous les artistes
On est trop gais un soir on est trop tristes
Tout I 'monde veut naître en matinée
Tout l'monde veut mourrir en tournée
Tout I'monde veut finir en beauté

Je viens de vous je vais vers vous
Ça fait des jours et des années
Le seul moment où je dis nous
C'est lorsque je parle de vous

Quand le spectacle est terminé

Salut salut
Il est venu vous dire salut
Et puis merci d'être venus
Une autre année un autre endroit
Adieu jusqu'à la prochaine fois

Salut salut
Il est venu vous dire salut
Et puis merci d'être venus
Tous les soirs entre chien et loup
Quelqu'un lui manquera c'est vous

Salut salut
Il est venu vous dire salut
Tout ça n'peut pas durer toujours
D'autres paroles parI'ront d'amour
D'autres spectacles suivront toujours

Salut salut
Je suis venu vous dire salut
Et puis merci d'être venus
Une autre année un autre endroit
Adieu jusqu'à la prochaine fois

Salut.

2000 - Album : Français

Français - On se reverra - L' avenir c'est toujours pour demain -  Corsica - Je n'aurai pas le temps - La bataille - Pense à l'Italie - Parlez-moi d'elle - L' Amérique de mes dix ans - Cette chanson-là

Français
Paroles : Michel Sardou et Didier Barbelivien
Musique : Michel Fugain

Parce qu'ils ont l'âme grise que leur rire apprivoise
Et des clochers d'églises, de granite et d'ardoises.
Parce qu'ils ont des rivières, des forêts, des montagnes
Et bordés par trois mers, des joyaux de campagnes.
Parce que leurs murs de pierre les font tenir debout
Et qu'un Jésus sans terre les a mis à genoux...

J'aime les Français,
Tous les Français,
Même les Français que je n'aime pas
J'aime les Français,
Tous les Français,
Même les Français que je n'aime pas

Parce qu'ils ont de l'enfer une autre religion
Et que ce sont leurs femmes qui règnent à la maison.
Parce qu'ils ont décidé d'être une république,
Bien que toutes leurs idées se perdent en politique.
Mais parce que l'un d'entre eux a dit cett'phrase immense :
"Ma liberté s'arrête où la vôtre commence"...

J'aime les Français,
Tous les Français,
Même les Français que je n'aime pas
J'aime les Français,
Tous les Français,
Même les Français que je n'aime pas

La même histoire,
Les mêmes images en mémoire,
La même enfance,
Les mêmes souvenirs qui dansent,
Les mêmes passions,
Quand elles passent, quand elles s'en vont,
Les mêmes secrets
Et rester les mêmes à jamais.

Parce qu'ils sont Italiens quand ils voient brûler Rome
Et se font musulmans au nom des droits de l'homme...

J'aime les Français,
Tous les Français,
Même les Français que je n'aime pas
J'aime les Français,
Tous les Français,
Même les Français que je n'aime pas

J'aime les Français,
Tous les Français,
Même les Français que je n'aime pas.

2004  En duo avec Garou

La rivière de notre enfance
Paroles : Didier Barbelivien
Musique : Didier Barbelivien



Je me souviens d'un arbre
Je me souviens du vent
De ces rumeurs de vagues
Au bout de l'océan
Je me souviens d'une ville
Je me souviens d'une voix
De ces noëls qui brillent
Dans la neige et le froid

Je me souviens d'un rêve
Je me souviens d'un roi
D'un été qui s'achève
D'une maison de bois
Je me souviens du ciel
Je me souviens de l'eau
D'une robe en dentelle
Déchirée dans le dos

Ce n'est pas du sang qui coule dans nos veines
C'est la rivière de notre enfance
Ce n'est pas sa mort qui me fait d'la peine
C'est de n'plus voir mon père qui danse

Je me souviens d'un phare
Je me souviens d'un signe
D'une lumière dans le soir
D'une chambre anonyme
Je me souviens d'amour
Je me souviens des gestes
Le fiacre du retour
Le parfum sur ma veste

Je me souviens si tard
Je me souviens si peu
De ces trains de hasard
D'un couple d'amoureux
Je me souviens de Londres
Je me souviens de Rome
Du soleil qui fait l'ombre
Du chagrin qui fait l'homme

Ce n'est pas du sang qui coule dans nos veines
C'est la rivière de notre enfance
Ce n'est pas sa mort qui me fait d'la peine
C'est de n'plus voir mon père qui danse.

2004 - Album : Du plaisir

Loin - Non merci - La vie, la mort etc - La rivière de notre enfance - Je n'oublie pas - Du plaisir
Même si -  Ce n'est qu'un jeu - Les  hommes du vent -  J'ai tant d'amour - Espérer - J'aurais voulu t'aimer -  Le livre du temps - Dis-moi


Loin
Paroles : Michel Sardou et J. Kapler
Musique : J. Kapler



Loin, aussi loin que tu sois
Et plus loin si je dois,
J'irai vers ta lumière

Loin, aussi loin que je peux
Et plus loin si tu veux
Par delà les frontières

Je n'ai pas choisi
C'est ni le besoin, ni l'envie
J'ai cette force au fond de moi
Qui me porte vers toi

Loin, plus loin que l'au delà
Où l'horizon se noie
Dans le ciel et la terre.

Loin, à des milles et des milles
Où tout est immobile
J'offrirai mes prières

Je n'ai pas choisi
C'est ni le besoin, ni l'envie
J'ai cette force au fond de moi
Qui me porte vers toi

Loin, au bout de l'espérance
Trouver la délivrance
Et du feu et du fer

Loin, je suis né pour servir
Pour servir et mourir
Pour souffrir et me taire

Loin, loin jusqu'au pied du ciel
Aux ténèbres éternelles
J'irai vers ta lumière.

2006 - Album double : Hors Format

Concorde  - Beethoven - Allons danser - Je ne suis plus un homme pressé - Les villes hostiles - Sature - Nuit de satin - Les jours avec et les jours sans - La dernière danse - Je ne suis pas ce que je suis - Les yeux de mon père

Beethoven
Paroles : Didier Barbelivien
Musique : Michel Sardou et Didier Barbelivien
D'après l'Andante de la 7ème symphonie, l'Ouverture de la 5ème et la Sonate au Clair de Lune de Beethoven.

Au delà du monde,
Que quelqu'un réponde,
Martyres et guerrières,
Violences ordinaires,
Palais d'allégeances,
Marché d'indulgences,
Parmi tant de voix,
Le silence est roi.

Silence de la mer,
Des nuits, d'un désert,
Nos cris, nos combats,
Qui les entendra.

Le monde est sourd
Comme Beethoven,
Sourd à l'amour,
Hurlant sa haine.
Hymne à la joie
Et requiem,
Chacun pour soi
Et Dieu quand même.

Chef-d'oeuvre en poussière,
Splendeur et misère,
Fragile et immense,
Orgueil, impuissance.
Mensonges et mystères,
Vengeance et colère,
Dans la nuit des temps,
Personne ne s'entend.

Le monde est sourd
Comme Beethoven,
Sourd à l'amour,
Hurlant sa haine.
De Walkyrie en wagnérienne,
Tant de génies
Et Dieu quand même.

Et la vie passe en chantant,
Harmonie contre temps,
Le monde est un infini poème...

Le monde est sourd
Comme Beethoven,
Sourd à l'amour,
Hurlant sa haine.
Hymne à la joie
Ou requiem,
Chacun pour soi
Et Dieu quand même.

Le monde est sourd... Comme Beethoven.



On est planté - L'Évangile (selon Robert) - Valentine day - Ce qui s'offre - Le coeur migrateur - L'oiseau tonnerre - 40 ans - Le chant des hommes - Un motel à Keeseeme - Je serai là - Je ne sais plus rien - Cette chanson n'en est pas une

Allons danser
Paroles : Michel Sardou
Musique : Jacques Veneruso

Parlons d'abord d'égalité
Égalité des chances, égalité des droits.
Pas celle qui plombe à la naissance
Parc'que celle-là c'est chacun pour soi.

Parlons aussi fraternité
D'où que tu viennes, bienvenue chez moi.
En sachant qu'il faut respecter
Ceux qui sont venus longtemps avant toi.

Et puis allons danser
Pour oublier tout ça
Allons danser.
Personne n'y croit.
Allons danser
Même sur n'importe quoi
Mais allons danser.
Et ça ira.

Dire aux hommes qui se sont échoués
Qu'on peut refaire sa vie plusieurs fois
Sans un mot tout recommencer
Se prendre en charge, et pas charger l'État.

Dire aux enfants qu'on va changer
L'éducation qu'ils ont, par celle qu'ils n'ont pas.
Ajouter qu'il faut travailler
Riche et célèbre,
c'est comme un chèque en bois.

Et puis allons danser
Pour oublier tout ça
Allons danser.
Personne n'y croit.
Allons danser
Même sur n'importe quoi
Mais allons danser.
Et ça ira.

Parlons enfin des droits acquis
Alors que tout, tout passe ici bas.
Il faudra bien qu'on en oublie
Sous peine de n'plus jamais avoir de droits.

Admettons enfin vous et moi
Que nous sommes tous des hypocrites.
La vérité ne nous plait pas
Alors on a le pays qu'on mérite.

Et puis allons danser
Pour oublier tout ça
Allons danser.
Personne n'y croit.
Allons danser
Même sur n'importe quoi
Mais allons danser.
Et ça ira.

Allons danser
Pour oublier tout ça
Allons danser.
Personne n'y croit.
Allons danser
Même sur n'importe quoi
Mais allons danser.
Et ça ira.

Allons danser.
Et ça ira.

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