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Né le 26 janvier 1947
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1965 Débuts à Bobino : Chanteur, Auteur et Compositeur de près de 400 chansons.
Décorations et Distinctions : 1970 Grand prix de la SACEM pour "Les bals populaires" 1971 Grand prix de l'Académie Charles Cros pour "J'habite en France" 1973 Prix Bruno Coquatrix pour "la Maladie d'amour" 1982 Chevalier de Tastevin à Bordeaux. 1984 Entrée dans le Livre des records avec 1 023 157 exemplaires pour "Les lacs du Connemara" publié en 81 1985 La croix de Chevalier des Arts et Lettres, 1987 Victoires de la Musique , meilleure chanson de l'année pour "Musulmanes" 1988 Chevalier de l'Ordre National du Mérite. 1989 Victoire de la Musique attribuée pour le plus grand nombre de spectateurs 1990 Le plus grand nombre de spectateurs 1991 Victoire de la Musique pour le meilleur artiste masculin 1992 Officier de l'Ordre de la Légion d'honneur. 1998 Le plus grand nombre de spectateurs 1999 Victoire de la Musique attribuée pour le plus grand nombre de spectateurs 2005 Officier de l'Ordre de la Couronne, au nom du Roi des Belges.
On ne compte plus ses disques d'or, de platine ou de diamant.
1965
Le madras - Je n'ai jamais su dire - Les arlequins - Il pleut sur ma vie
Le madras Paroles : Michel Sardou Musique : Michel Fugain
Portez du madras et des cheveux longs Aimez les Beatles et même Ursula Ayez l'air de filles étant des garçons Dansez chez les grecs la valse connaît pas Et vous serez dans le vent Et vous serez dans le vent
Tes cheveux sont trop longs pour l'époque Et tu n'as pas non plus l'air de te donner Tu sembles un peu timide et parfois l'on se moque De ta robe trop simple où tu veux te cacher
Ayez des projets pas tellement d'argent Portez votre coeur du mauvais côté Dansez sur l'amour il sera bien temps Aimer les pantoufles et les rires d'enfants Et vous serez dans le vent Et vous serez dans le vent
Mais moi tu le sais bien qui suis comme les autres C'est toi que j'ai choisie sans regret crois-le bien Et quand tu dis je t'aime non ce n'est pas ma faute Si mon coeur chante un air qui lui revient de loin
Portez du madras et des cheveux longs Aimez les Beatles et même Ursula Ayez l'air de filles étant des garçons Dansez chez les grecs la valse connaît pas Et vous serez Et vous serez Et vous serez dans le vent.
1966a
Les filles d'aujourd'hui - Dis Marie - Les Beatniks - Si je parle beaucoup
Les filles d'aujourd'hui Paroles : Michel Sardou Musique : Jacques Revaux
Elles aiment les garçons Au teint pâle et femelle Qui se noient dans un lit Mais qui dorment avec elles Elles s'ennuient lorsqu'elles aiment l'amour Car le viril n'a vraiment plus cours Aujourd'hui aujourd'hui
Les filles aiment l'amour Conjugué au plus triste En possédant l'argent Elles vivent en artistes Elles s'accrochent à la société En criant que tout a changé Aujourd'hui aujourd'hui
Les nuits passent trop vite An gré de l'insouciance Il faut boire beaucoup Pour aimer l'existence Et si les pantalons Leur serrent un peu les cuisses On les craque en riant Sur un air sur un air
Des mots qui disent Elles se changent souvent Pour exciter la piste On ne se connaît plus L'amitié c'est trop triste Il faut croire en sa liberté Et la rire pour ne pas en pleurer Aujourd'hui aujourd'hui
Elles aiment les garçons Au teint pâle et femelle Qui se noient dans un lit Mais qui dorment avec elles Elles s'ennuient lorsqu'elles aiment l'amour Car le viril n'a vraiment plus cours
Aujourd'hui aujourd'hui Aujourd'hui Aujourd'hui.
1966b
Le visage de l'année - Raconte une histoire - Encore 200 jours - Mods and rockers
Le visage de l'année Paroles : Patrice Laffont Musique : Jacques Revaux
Bonnet blanc blanches bottes Ciré blanc et genou mutin Regard noir mèches folles Le monde t'appartient Tu as le visage de l'année Tu as le visage de l'année
Je sais bien qu'à notre époque Il faut montrer ce qu'on a Mais de ça moi je me moque Si tu ne le montres qu'à moi
Bonnet blanc blanches bottes Ciré blanc et genou mutin Regard noir mèches folles Le monde t'appartient Tu as le visage de l'année Tu as le visage de l'année
Mais il faut que tu pavanes Qu'on te voit partout chaque nuit Que tu plaises Qu'on te regarde Tu vis l'amour au raccourci
Bonnet blanc blanches bottes Ciré blanc et genou mutin Regard noir mèches folles Le monde t'appartient Tu as le visage de l'année Tu as le visage de l'année
Au petit jeu qui est le tien Je perds mon coeur et ma santé On va me trouver un matin Tout dévoré par le regret
Bonnet blanc blanches bottes Ciré blanc et genou mutin Regard noir mèches folles Le monde t'appartient Tu as le visage de l'année Tu as le visage de l'année.
1967a
Les Ricains - Les moutons, Merci Seigneur - Le train de la dernière chance
Les Ricains Paroles : Michel Sardou Musique : Guy Magenta
Si les ricains n'étaient pas là Vous seriez tous en Germanie A parler de je ne sais quoi A saluer je ne sais qui
Bien sûr les années ont passé Les fusils ont changé de mains Est-ce une raison pour oublier Qu'un jour on en a eu besoin
Un gars venu de Géorgie Qui se foutait pas mal de toi Est v'nu mourir en Normandie Un matin où tu n'y étais pas
Bien sûr les années ont passé On est devenus des copains A l'amicale du fusillé On dit qu'ils sont tombés pour rien
Si les ricains n'étaient pas là Vous seriez tous en Germanie A parler de je ne sais quoi A saluer je ne sais qui.
1967b
Tu as changé - Cent mille universités - Petit - Les Fougères
Petit Paroles : Michel Sardou Musique : Jacques Revaux
Petit N'écoute pas les grands parler Va t'en jouer dans le jardin Il y fait meilleur ce matin Petit N'écoute pas ta mère pleurer Tant pis si elle a du chagrin Va-t'en courir dans le jardin
Ecoute le vent quand il va tomber Il te dira où il va se coucher Il te dira pourquoi il se met en colère Il te dira pourquoi j'ai fait pleurer ta mère Et tant pis si tu ne comprends pas très bien Tu reverras le vent demain
Petit N'écoute pas ton père partir Même si jamais il ne revient Va t'en courir dans le jardin
Ecoute le vent quand il va tomber Il te dira où il va se coucher Il te dira pourquoi il se met en colère Il te dira pourquoi j'ai fait pleurer ta mère Et tant pis si tu ne comprends pas très bien Tu reverras le vent demain
Petit N'écoute pas les grands gémir Va t'en courir dans le jardin Il y fait meilleur ce matin Il y fait si beau ce matin.
1968a
Si j'avais un frère - Je ne t'ai pas trompée - God save the King - Madame je.
Si j'avais un frère au Viet-Nam Paroles : Michel Sardou Musique : Jacques Revaux
Si j'avais un frère au Viet-Nam Je lui parlerais de la France Je lui dirais que j'ai la chance De rencontrer de jolies femmes
Je lui écrirais ce qu'elles lisent Et j'inventerais des prénoms Qui lui feraient de grosses bises Sur une carte du Panthéon
Je lui dirais ce qu'elles me disent Quand on a fini de s'aimer Et je raconterais des bêtises Sur ma façon de les quitter
Je lui écrirais que je l'aime Je parlerais au féminin Pour que ses copains et lui-même Puissent encore croire en quelqu'un
Je lui dirais que ceux qui l'aiment Parlent de lui de temps en temps Mais qu'ils l'embrasseront quand même Quand il reviendra au printemps
Je lui raconterais ma peine Elle m'a quitté le mois dernier Et si je l'entends rire quand même C'est qu'il sera en bonne santé
Si j'avais un frère au Viet-Nam Je ne crierais pas dans le rue Je lui parlerais de sa femme La guerre est un malentendu.
1968b
Les dessins - Le centre du monde - Nous n'aurons pas d'enfant - Folk song melody
Nous n'aurons pas d'enfant Paroles : Michel Sardou Musique : Jacques Revaux
Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant
S'il doit vivre pour vivre et n'être qu'un passant Et s'il n'est pas poète et s'il n'a pas d'argent Il risque de pleurer plus souvent qu'à son tour Et de nous reprocher à jamais notre amour
Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant
Et puis nous n'avons rien en plus de notre amour Qu'une rue sans soleil et fenêtre sur cour Si le coin le plus sombre est une chambre d'enfant Il grandira dans l'ombre à l'ombre des vivants
Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant
Et si un jour peut-être nous écartant de tout Il devenait sans cesse un prétexte entre nous Je ne saurais pas lui dire que je ne t'aime plus Je ne saurais pas lui dire qu'il ne me verra plus
Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant Voilà pourquoi nous n'aurons pas d'enfant
Ces mots je les ai dit et répétés cent fois Ces mots je les ai crus j'avais peur quelque fois Qu'ils ne volent à jamais ce qui nous appartient Mais quand l'enfant paraît je crois qu'on l'aime bien.
1969
América América - Monsieur le Président de France
America, America Paroles : Michel Sardou et Vline Buggy Musique : Jacques Revaux et Pierre Billon
Et j'ai vu San Francisco Bridge Rallier l'univers en deux rives Oui quand j'ai vu San Francisco Ma ville est morte dans mon dos
America America America America
Hier encore j'étais tranquille Bien au chaud au ventre de ma ville Protégé par des murs gris Une église et des pharmacies
America America America America
Hier encore j'étais tranquille Tout seul au centre d'une ville J'avais de la buée plein les yeux J'allais être un jeune homme sérieux
America America America America
Puis j'ai vu San Francisco Bridge Rallier l'univers en deux rives Oui quand j'ai vu San Francisco Ma ville est morte dans mon dos
America America America America
Ils avaient des voitures immenses Des murs en verre des maisons blanches Ils avaient des cheveux partout Des filles qu'on suivrait à genoux
America America America America
Autour de moi tout grandissait Je ne savais plus qui j'étais Les flics étaient de vrais géants Je voulais partir en courant America America
Aujourd'hui sur San Francisco Bridge Je vois l'univers en 2 rives Mon coeur est à San Francisco Ma ville est morte dans mon dos
America America America America.
1970a
Les bals populaires - Et mourir de plaisir
Et mourir de plaisir Paroles : Michel Sardou et Vline Buggy Musique : Jacques Revaux
Et mourir de plaisir Et mourir de plaisir Et mourir de plaisir
Poser les mains sur un visage Vouloir et ne pas oser Puis s'aventurer davantage Au risque de tout briser Souffrir à force de s'étreindre Et se confondre dans la nuit Souffrir sans gémir ou se plaindre Sans un cri
Et mourir de plaisir Et mourir de plaisir
S'étendre à demi-mort de peur Se réchauffer par des mots Des mots qui retiennent les heures Et sans trouver le repos Souffrir à force de s'attendre Et tomber jusqu'à l'agonie Souffrir encore plus et se rendre Dans un cri
Et mourir de plaisir Et mourir de plaisir
Et dormir Et dormir.
1970b
J'habite en France - Restera-t-il encore
J'habite en France Paroles : Michel Sardou et Vline Buggy Musique : Jacques Revaux
Y'en a qui disent que les Français Vivent d'amour et de vin frais Et que toutes les filles d'ici Habitent au Casino d'Paris Y'en a qui pensent que le champagne Sort des gargouilles de Notre-Dame Et qu'entre deux Alka-Seltzers On s'ballade la culotte en l'air A les entendre on croirait bien Qu'on est pinté tous les matins
Mais voilà j'habite en France Et la France c'est pas du tout c'qu'on dit Si les Français se plaignent parfois C'est pas d'la gueule de bois C'est en France qu'il y Paris Mais la France c'est aussi un pays Où y'a quand même pas cinquante millions d'abrutis
Y'en a qui pensent que notre musique Balance comme une bière de Munich Que toutes nos danseuses ont la classe Mais swinguent à côté d'leurs godasses Y'en a qui disent qu'il y a sûrement Deux trois cafés par habitant Que nos rythmiques sont des fanfares Nos succès des chansons à boire A les entendre on croirait bien Qu'en France il n'y a pas d'musiciens
Mais voilà j'habite en France Et la France c'est pas du tout c'qu'on dit Si les Français se plaignent parfois C'est pas d'la gueule de bois C'est en France qu'il y a Paris Mais la France c'est aussi un pays Où y'a quand même pas cinquante millions d'abrutis
Y'en a qui pensent et c'est certain Que les Français se défendent bien Toutes les femmes sont là pour le dire On les fait mourir de plaisir A les entendre on croirait bien Qu'y'a qu'les Français qui font ça bien
C'est pourquoi j'habite en France Et la France c'est beaucoup mieux qu'c'qu'on dit Si elles rêvent d'habiter chez moi C'est qu'il y a de quoi C'est pourquoi j'habite en France Et la France c'est beaucoup mieux qu'c'qu'on dit Si elles rêvent d'habiter chez moi C'est qu'il y a de quoi.
1971a
Le rire du sergent - Vive la mariée
Le rire du sergent Paroles : Michel Sardou et Yves Dessca Musique : Jacques Revaux
Je suis arrivé un beau matin au mois de mai Avec à la main les beignets qu'ma mère m'avait faits Ils m'ont demandé Mon nom mon métier Mais quand fier de moi j'ai dit " artiste de variétés " A ce moment-là Je ne sais pas pourquoi J'ai entendu rire un type que je n'connaissais pas
Le rire du sergent La folle du régiment La préférée du Capitaine des Dragons Le rire du sergent Un matin de printemps M'a fait comprendre comment gagner du galon Sans balayer la cour En chantant simplement Quelques chansons d'amour Le rire du sergent La fleur du régiment Avait un coeur de troubadour
Je m'suis présenté tout nu devant un infirmier Moyennant dix sacs il m'a dit " moi j'peux vous aider " Je m'voyais déjà Retournant chez moi Mais quand ils m'ont dit Que j'étais bon pour dix-huit mois A ce moment-là Juste derrière moi J'ai entendu rire un type que je n'connaissais pas
Le rire du sergent La folle du régiment La préférée du Capitaine des Dragons Le rire du sergent Un matin de printemps M'a fait comprendre comment gagner du galon Sans balayer la cour En chantant simplement Quelques chansons d'amour Le rire du sergent La fleur du régiment Avait un coeur de troubadour
Depuis ce temps-là Je n'sais pas pourquoi Il y a toujours un sergent pour chanter avec moi
Le rire du sergent La folle du régiment La préférée du Capitaine des Dragons Le rire du sergent Un matin de printemps M'a fait comprendre comment gagner du galon Le rire du sergent La folle du régiment La préférée du Capitaine des Dragons Le rire du sergent Un matin de printemps M'a fait comprendre comment gagner du galon.
1971b
Je t'aime je t'aime - La corrida n'aura pas lieu
Je t'aime je t'aime Paroles : Michel Sardou Musique : Jacques Revaux
Je t'aime je t'aime Je t'aime oh oui je t'aime Je t'aimerai toute ma vie Je t'aime je t'aime Je t'aime oh oui je t'aime Je t'aimerai toute ma vie
Pourquoi s'aimer toute une vie Pourquoi vouloir s'éterniser Les mots s'envolent On les oublie Pourquoi vouloir s'emprisonner
Je t'aime je t'aime Je t'aime oh oui je t'aime Je t'aimerai toute ma vie Je t'aime je t'aime Je t'aime oh oui je t'aime Je t'aimerai toute ma vie
S'aimer pour la beauté du geste Rester le temps qu'il fait envie Mais s'il s'enflamme Et qu'il nous blesse Ne pas souffrir toute sa vie
Je t'aime je t'aime Je t'aime oh oui je t'aime Je t'aimerai toute ma vie Je t'aime je t'aime Je t'aime oh oui je t'aime Je t'aimerai toute ma vie
Les mots qu'il faut pour nous séduire Ne sont pas toujours des serments Pour un court instant de délire Dormir ensemble infiniment
Je t'aime je t'aime Je t'aime oh oui je t'aime Je t'aimerai toute ma vie
Je t'aime je t'aime Je t'aime oh oui je t'aime Je t'aimerai toute ma vie.
1972a
Avec l'amour - Bonsoir Clara
Avec l'amour Paroles : Michel Sardou et Yves Dessca Musique : Jacques Revaux
Faites l'amour avec une ombre Faites l'amour avec l'amour Toute une nuit laissez-vous fondre Soyez amoureuse de vous
Faites l'amour sans qu'on vous aime Emprisonnez entre vos bras Un rêve fou un être faible Faites l'amour un peu pour moi
Quand toute émue devant la glace Découvrant un autre reflet Vous rêverez qu'un homme passe Quand le fantôme d'un visage Reviendra hanter vos pensées Quand vous prendrez comme un présage Cette envie folle de vous donner
Faites l'amour avec une ombre Faites l'amour avec l'amour Toute une nuit laissez-vous fondre Soyez amoureuse de vous
Ne restez plus dans votre songe Prisonnière de l'interdit Vivez le désir qui vous ronge Sans honte donnez-vous à lui
Faites l'amour avec une ombre Faites l'amour avec l'amour Toute une nuit laissez-vous fondre Soyez amoureuse de vous Faites l'amour sans qu'on vous aime Emprisonnez entre vos bras ...
1972b
La chanson d'adieu - Le surveillant général
Le surveillant général Paroles : Michel Sardou Musique : Jacques Revaux
En ce temps-là Monsieur le surveillant des classes secondaires Etait un peu efféminé En ce temps-là Je lisais " Le Grand Meaulnes " Et après les lumières Je me faisais plaisir Je me faisais dormir Je m'inventais un monde Rempli de femmes aux cheveux roux
J'ai dit de femmes pas de jeunes filles
Cette année-là Je n'oublierai jamais le regard de vipère Que m'avait lancé ce vieux rat Cette année-là J'avais posé les yeux sur la croupe incendiaire De ma professeur de droit Elle avait mis le feu en moi J'avais avalé la lumière J'aurais aimé la terre entière
Seulement les femmes pas les jeunes filles
Pauvre de moi Monsieur le surveillant des classes secondaires Passait ses nuits à espionner Pauvre de moi Du couloir des secondes au dortoir des premières Comment les jeunes étaient couchés Bien sur le dos les bras croisés Sur la couverture de laine Des fois qu'on aurait des idées
Pauvre taré pauvre Chimène
C'est pourtant là Que durant des années j'ai rêvé d'adultère Que je n'ai jamais consommé Et que chaque nuit je tiens dans mes bras Une femme trop fière Qui se refuse à me donner Un peu plus que le nécessaire Parce que j'hésite à la défaire De son carcan de préjugés Parce que je n'ai pas la manière J'ai presque envie de lui confier
Qu'en ce temps là J'avais un surveillant des classes secondaires Mais ça la ferait rigoler.
1972c
Un enfant - Les gens du show business
Un enfant Paroles : Michel Sardou Musique : Jacques Revaux
Un enfant Un enfant de toi Sans être marié Un petit bébé Dis si j'en faisais un Ca étonnerait bien les copains
Moi l'idiot Le dernier des hommes L'éternel absent Le moins que personne J'aurais sur mon coeur Quelqu'un de moins fort Que j'endormirais Avec mes chansons
Comme un Dieu Oublié du ciel Je l'admirerais Moi son plus petit Comme un homme Devant un géant Moi pour cet enfant Je me grandirais
Un enfant Un enfant de moi Qui ressemblera Un peu à mon père A mes bons côtés A en faire pleurer les copains
Comme un fou Je l'emporterai Je l'enlèverai Tout seul comme un lion Et je lui expliquerai La tâche originelle Et nous en rirons Dans le même lit
Comme un Dieu Oublié du ciel Je l'admirerais Moi son plus petit Comme un homme Devant un géant Moi pour cet enfant Je me grandirais
Un enfant Un enfant de toi Sans être marié Un petit bébé Dis si tu m'en donnes un Si tu m'en fais un Tu pourras retourner Avec tes copains.
1972d
Aujourd'hui peut-être - Danton
Aujourd'hui peut-être Paroles : M. Sicard Musique : Paul Durand Reprise de 1946
Devant ma maison y'a un pin terrible Dont la grosse branche pourrait bien tomber Pour mon pauvre toit quelle belle cible Cette branche-là je vais la couper
Aujourd'hui peut-être ou alors demain Ce sacré soleil me donne la flemme Je la couperai Té après-demain Et si je peux pas la couper moi-même Je demanderai à l'ami Tonin Qui la coupera aussi bien lui-même Ce n'est pas qu'on soit feignant par ici Mais il fait si chaud dans notre Midi
J'ai de beaux lapins des lapins superbes Mais ils ont toujours envie de manger Il faut tout le temps leur couper de l'herbe Et je devrais bien leur en ramasser
Aujourd'hui peut-être ou alors demain Ces sacrés lapins me donnent la flemme Je la couperai Té après-demain Et si je peux pas la couper moi-même Hé bé le lâcherai tous mes beaux lapins Qui la couperont aussi bien eux-mêmes Ce n'est pas qu'on soit feignant par ici Mais la terre est basse dans notre Midi
Le soir de mes noces avec Thérèse Quand on s'est trouvés tout déshabillés En sentant frémir son beau corps de braise Je me suis pensé : je vais l'embrasser
Aujourd'hui peut-être ou alors demain Moi les émotions " boudiou " ça me rend tout blême Je l'embrasserai Té après-demain Et si je peux pas l'embrasser moi-même
Mais soudain ça m'a pris au petit matin On est déchaîné chez nous quand on aime Et deux mois après ... j'avais trois petits Nous sommes les rois dans notre Midi.
1973a
La maladie d'amour - Le curé
La maladie d'amour Paroles : Michel Sardou et Yves Dessca Musique : Jacques Revaux
Elle court elle court La maladie d'amour Dans le coeur des enfants De sept à soixante dix-sept ans
Elle chante elle chante La rivière insolente Qui unit dans son lit Les cheveux blonds les cheveux gris
Elle fait chanter les hommes et s'agrandir le monde Elle fait parfois souffrir tout le long d'une vie Elle fait pleurer les femmes elle fait crier dans l'ombre Mais le plus douloureux c'est quand on en guérit
Elle court elle court La maladie d'amour Dans le coeur des enfants De sept à soixante dix-sept ans
Elle chante elle chante La rivière insolente Qui unit dans son lit Les cheveux blonds les cheveux gris
Elle surprend l'écolière sur le banc d'une classe Par le charme innocent d'un professeur d'anglais Elle foudroie dans la rue cet inconnu qui passe Et qui n'oubliera plus ce parfum qui volait
Elle court elle court La maladie d'amour Dans le coeur des enfants De sept à soixante dix-sept ans
Elle chante elle chante La rivière insolente Qui unit dans son lit Les cheveux blonds les cheveux gris
Elle court elle court La maladie d'amour Dans le coeur des enfants De sept à soixante dix-sept ans
Elle chante elle chante La rivière insolente Qui unit dans son lit Les cheveux blonds les cheveux gris
Elle fait chanter les hommes et s'agrandir le monde Elle fait parfois souffrir tout le long d'une vie.
1973b
Les vieux mariés - Zombi Dupont
Les vieux mariés Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë Musique : Jacques Revaux
On vient de marier le dernier Tous nos enfants sont désormais heureux sans nous Ce soir il me vient une idée Si l'on pensait un peu à nous Un peu à nous On s'est toujours beaucoup aimés Mais sans un jour pour vraiment s'occuper de nous Alors il me vient une idée Si l'on partait comme deux vieux fous Comme deux vieux fous On habiterait à l'hôtel On prendrait le café au lit On choisirait un p'tit hôtel Dans un joli coin du midi Ce soir il me vient des idées Ce soir il me vient des idées
On a toujours bien travaillé On a souvent eu peur de n'pas y arriver Maintenant qu'on est tous les deux Si l'on pensait à être heureux A être heureux Tu m'as donné de beaux enfants Tu as le droit de te reposer maintenant Alors il me vient une idée Comm'eux j'aimerais voyager Hum voyager Mais on irait beaucoup moins loin On n'partirait que quelques jours Et si tu me tiens bien la main Je te reparlerai d'amour Ce soir il me vient des idées Ce soir il me vient des idées
Nous revivrons nos jours heureux Et jusqu'au bout moi je ne verrai plus que toi Le temps qui nous a rendu vieux N'a pas changé mon coeur pour ça Mon coeur pour ça.
1973c
La marche en avant - Les villes de solitude
Les villes de solitude Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë Musique : Jacques Revaux
Dans les villes de grande solitude Moi le passant bien protégé Par deux mille ans de servitude Et quelques clous sur la chaussée
Dans les villes de grande solitude De nouvel-an en nouveaux nés Quand j'ai bu plus que d'habitude Me vient la faim d'un carnassier
L'envie d'éclater une banque De me crucifier le caissier D'emporter tout l'or qui me manque Et de disparaître en fumée
Mais dans les villes de grande solitude Tous les héros se sont pollués Aux cheminées du crépuscule Et leurs torrents se sont calmés
Alors je fonce comme une bête Sur le premier sens interdit Aucun feu rouge ne m'arrête Je me sens bien dans ma folie
J'ai envie de violer des femmes De les forcer à m'admirer Envie de boire toutes leurs larmes Et de disparaître en fumée
Mais dans les villes de grande solitude Quand l'alcool s'est évaporé Je replonge dans la multitude Qui défile au pas cadencé
J'ai peur d'avoir brisé des vitres D'avoir réveillé les voisins Mais je suis rassuré très vite C'est vrai que je ne casse rien.
1974a
Je veux l'épouser pour un soir - J'ai 2000 ans
Je veux l'épouser pour un soir Paroles : Michel Sardou et Claude Lemesle Musique : Jacques Revaux
Je veux l'épouser pour un soir Mettre le feu à sa mémoire L'épuiser d'amour et disparaître dans la nuit Comme un voleur comme un bandit Je veux l'épouser pour un soir Et l'oublier un peu plus tard
Je voudrais aimer une enfant Une fiancée de hasard Que je croiserais en passant Dans un gala de quelque part Je voudrais aimer une enfant Qui dans sa robe des dimanches Me défierait du premier rang Avec les yeux de l'insolence
Je veux l'épouser pour un soir Mettre le feu à sa mémoire L'épuiser d'amour et disparaître dans la nuit Comme un voleur comme un bandit Je veux l'épouser pour un soir Et l'oublier un peu plus tard
Je voudrais aimer une enfant Qui me ressemblerait un peu Qui saignerait du même sang Qui brûlerait du même feu Oh je voudrais aimer une enfant Pour quelques heures de plaisir La prendre un soir à ses parents Et dans mes bras la voir dormir
Je veux l'épouser pour un soir Mettre le feu à sa mémoire L'épuiser d'amour et disparaître dans la nuit Comme un voleur comme un bandit Je veux l'épouser pour un soir Et l'oublier un peu plus tard Je veux l'épouser pour un soir Et divorcer un peu plus tard.
1974b
Une fille aux yeux clairs - Le bon temps c'est quand
Une fille aux yeux clairs Paroles : Michel Sardou et Claude Lemesle Musique : Jacques Revaux
Je n'imaginais pas les cheveux de ma mère Autrement que gris-blanc Avant d'avoir connu cette fille aux yeux clairs Qu'elle était à vingt ans Je n'aurais jamais cru que ma mère Ait su faire un enfant Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs Cette fille aux seins blancs
Et j'avais oublié qu'avant d'être ma mère Elle avait mis trente ans Et qu'elle s'était donnée et qu'elle avait souffert Sous le joug d'un amant Je n'aurais jamais cru que ma mère Ait pu faire l'amour Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs Cette fille aux seins lourds
Je n'imaginais pas que ma mère soit encore Si jolie en gris-blanc Pour les yeux de celui qui caressait son corps Qui l'aimait à présent Je n'aurais jamais cru que ma mère Ait su faire un enfant Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs Cette fille aux seins blancs Si je n'avais pas vu cette fille aux yeux clairs Qu'elle était à vingt ans.
1974c
Un accident - Requin chagrin
Un accident Paroles : Michel Sardou Musique : Jacques Revaux
Je vous en prie trouvez ma femme Mais n'appelez pas mes parents Je ne supporterais pas leurs larmes Ma mère aurait peur de mon sang
Vous trouverez son téléphone Tout au fond de la boîte à gants Et si l'adresse est encore bonne Dites que j'ai eu un accident
Qu'un flic arrête les sirènes Et que s'en aillent les hommes en blanc Pour moi c'est mort tout mon corps saigne Mais reste-t-il un survivant
Je vous en prie trouvez ma femme Mais n'appelez pas mes parents Je ne supporterais pas leurs larmes Ma mère aurait peur de mon sang
Pourquoi cette femme m'insulte-t-elle Je ne l'ai jamais vue de ma vie Mon étoile n'était pas la bonne Tant mieux si ce soir c'est fini
Je vous en prie trouvez ma femme Mais n'appelez pas mes parents Je ne supporterais pas leurs larmes Ma mère aurait peur de mon sang
Vous trouverez son téléphone Tout au fond de la boîte à gants Et si l'adresse est encore bonne Dites que j'ai eu un accident.
1975a
Le France - Fais des chansons
Le France Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë Musique : Jacques Revaux
Quand je pense à la vieille anglaise Qu'on appelait le "Queen Mary" Echouée si loin de ses falaises Sur un quai de Californie
Quand je pense à la vieille anglaise J'envie les épaves englouties Longs courriers qui cherchaient un rêve Et n'ont pas revu leur pays
Ne m'appelez plus jamais "France" La France elle m'a laissé tomber Ne m'appelez plus jamais "France" C'est ma dernière volonté
J'étais un bateau gigantesque Capable de croiser mille ans J'étais un géant j'étais presque Presqu'aussi fort que l'océan
J'étais un bateau gigantesque J'emportais des milliers d'amants J'étais la France qu'est-ce qu'il en reste Un corps mort pour des cormorans
Ne m'appelez plus jamais "France" La France elle m'a laissé tomber Ne m'appelez plus jamais "France" C'est ma dernière volonté
Quand je pense à la vieille anglaise Qu'on appelait le "Queen Mary" Je ne voudrais pas finir comme elle Sur un quai de Californie
Que le plus grand navire de guerre Ait le courage de me couler Le cul tourné à Saint-Nazaire Pays breton où je suis né
Ne m'appelez plus jamais "France" La France elle m'a laissé tomber Ne m'appelez plus jamais "France" C'est ma dernière volonté.
1975b
Je vais t'aimer - La manif
Je vais t'aimer Paroles : Michel Sardou et Gilles Thibaut Musique : Jacques Revaux
A faire pâlir tous les Marquis de Sade A faire rougir les putains de la rade A faire crier grâce à tous les échos A faire trembler les murs de Jéricho Je vais t'aimer
A faire flamber des enfers dans tes yeux A faire jurer tous les tonnerres de Dieu A faire dresser tes seins et tous les Saints A faire prier et supplier nos mains Je vais t'aimer
Je vais t'aimer Comme on ne t'a jamais aimée Je vais t'aimer Plus loin que tes rêves ont imaginé Je vais t'aimer je vais t'aimer
Je vais t'aimer Comme personne n'a osé t'aimer Je vais t'aimer Comme j'aurais tellement aimé être aimé Je vais t'aimer je vais t'aimer
A faire vieillir à faire blanchir la nuit A faire brûler la lumière jusqu'au jour A la passion et jusqu'a la folie Je vais t'aimer je vais t'aimer d'amour
A faire cerner à faire fermer nos yeux A faire souffrir à faire mourir nos corps A faire voler nos âmes aux septièmes cieux A se croire morts et faire l'amour encore Je vais t'aimer
Je vais t'aimer Comme on ne t'a jamais aimée Je vais t'aimer Plus loin que tes rêves ont imaginé Je vais t'aimer je vais t'aimer
Je vais t'aimer Comme personne n'a osé t'aimer Je vais t'aimer Comme j'aurais tellement aimé être aimé Je vais t'aimer je vais t'aimer.
1976
La vieille - J'accuse
La vieille Paroles : Michel Sardou et Gilles Thibaut Musique : Jacques Revaux
Elle a des cerises sur son chapeau La vieille Elle se fait croire que c'est l'été Au soleil on se sent rassuré
Il paraît qu'la dame à la faux C'est l'hiver qu'elle fait son boulot C'est pas qu'elle tienne tant à la vie Mais les vieilles ça a des manies Ca aime son fauteuil et son lit Même si le monde s'arrête ici
Elle a la tête comme un placard La vieille Et des souvenirs bien rangés Comme ses draps ses taies d'oreillers
Son tout premier carnet de bal Du temps où la valse c'était mal Un petit morceau de voile blanc Du temps où l'on s'mariait enfant De son feu héros une croix de guerre De l'avant-dernière dernière guerre Elle a des cerises sur son chapeau La vieille Elle se fait croire que c'est l'été
Elle ne fait plus partie du temps Elle a cent ans elle a mille ans Elle est pliée elle est froissée Comme un journal du temps passé
Elle a sa famille en photos La vieille Sur le buffet ils sont en rangs Et ça sourit de toutes ses dents
Y'a les p'tits enfants des enfants Et les enfants des p'tits enfants Y'a ceux qui viendraient bien des fois Mais qui n'ont pas d'auto pour ça Ceux qui ont pas l'temps qu'habitent pas là Puis y'a les autres qui n'y pensent pas Elle a des cerises sur son chapeau La vieille Elle veut s'faire croire que c'est l'été
Elle a des cerises sur son chapeau La vieille Elle se fait croire que c'est l'été.
1977a
Je vous ai bien eus - Le temps des colonies
Le temps des colonies Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë Musique : Jacques Revaux
Moi monsieur j'ai fait la colo Dakar Conakry Bamako Moi monsieur j'ai eu la belle vie Au temps béni des colonies Les guerriers m'appelaient Grand Chef Au temps glorieux de l'A.O.F. J'avais des ficelles au képi Au temps béni des colonies
On pense encore à toi oh Bwana Dis-nous ce que t'as pas on en a Y'a pas d'café pas de coton pas d'essence En France mais des idées ça on en a Nous on pense On pense encore à toi oh Bwana Dis-nous ce que t'as pas nous on en a
Pour moi monsieur rien n'égalait Les tirailleurs Sénégalais Qui mouraient tous pour la patrie Au temps béni des colonies Autrefois à Colomb-Béchar J'avais plein de serviteurs noirs Et quatre filles dans mon lit Au temps béni des colonies
On pense encore à toi oh Bwana Dis-nous ce que t'as pas on en a Y'a pas d'café pas de coton pas d'essence En France mais des idées ça on en a Nous on pense On pense encore à toi oh Bwana Dis-nous ce que t'as pas nous on en a
Moi monsieur j'ai tué des panthères A Tombouctou sur le Niger Et des hippos dans l'Oubangui Au temps béni des colonies Entre le gin et le tennis Les réceptions et le pastis On se s'rait cru au paradis Au temps béni des colonies
On pense encore à toi oh Bwana Dis-nous ce que t'as pas on en a Y'a pas d'café pas de coton pas d'essence En France mais des idées ça on en a Nous on pense On pense encore à toi oh Bwana Dis-nous ce que t'as pas nous on en a.
1977b
Dix ans plus tôt - C'est ma vie
Dix ans plus tôt Paroles : Michel Sardou et Pierre Billon Musique : Jacques Revaux
S'il y a des mots Qui t'ont fait pleurer mon ange Et d'autres qui t'ont révoltée S'il y a des idées quelquefois qui dérangent J'en ai qui font danser
Te souviens-tu d'un slow Dix ans plus tôt Déjà dix ans Tu voulais m'épouser Quelle drôle d'idée Tu n'avais pas quinze ans
Tu voulais faire l'amour Comment fait-on l'amour J' n'étais pas un géant J'étais plutôt gêné Quelle drôle d'idée Danser c'est suffisant
Je n'sais plus comment finissait la chanson J'ignorais qu'elle avait un nom C'était la chanson du bonheur D'un vieil amant compositeur
J'aime bien les histoires Qui me font boire Sans désespoir Les mélodies carrées Qui font danser Qui font aimer la vie J'aime aussi sur le tard Un piano bar Qui meurt d'ennui Tous les disques oubliés Qui font penser Qu'on a déjà vieilli
Je n'sais plus comment finissait la chanson J'ignorais qu'elle avait un nom C'était la chanson du bonheur D'un vieil amant compositeur
Te souviens-tu d'un slow Dix ans plus tôt Déjà dix ans Tu voulais m'épouser Quelle drôle d'idée Tu n'avais pas quinze ans
Tu voulais faire l'amour Comment fait-on l'amour J' n'étais pas un géant J'étais plutôt gêné Quelle drôle d'idée Danser c'est suffisant
Te souviens-tu d'un slow Dix ans plus tôt Déjà dix ans Tu voulais m'épouser Quelle drôle d'idée Tu n'avais pas quinze ans
Tu voulais faire l'amour Comment fait-on l'amour J' n'étais pas un géant J'étais plutôt gêné Quelle drôle d'idée Danser c'est suffisant.
1977c
La java de Broadway - Seulement l'amour
La java de Broadway Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë Musique : Jacques Revaux
Quand on fait la java le sam'di à Broadway Ca swing comme à Meudon On s'défonce on y va pas besoin d'beaujolais Quand on a du bourbon
C'est peut-être pas la vraie de vraie La java de Broadway Oui mais c'est elle qui plaît
Quand on est fin bourrés on se tire des bordées Sur la 42 ème On rigole et on danse comme à Saint Paul de Vence Jusqu'à la 50 ème
C'est peut-être pas la vraie de vraie La java de Broadway Oui mais c'est elle qui plaît
Quand on fait la java le sam'di à Broadway Y' a des chiens dans les bars Quand arrivent les nanas quand on est au complet On décerne les oscars
C'est peut-être pas les vrais de vraies Les nanas de Broadway Oui mais c'est ça qui plaît
Quand on fait la java le sam'di à Broadway On dort sur les trottoirs Quand on nous sors de là c'est à coups de balai A grand coups d'arrosoir Et on ne sait plus à midi Si l'on est à Clichy ou en Californie Quand on fait la java le sam'di à Broadway Ca swing comme à Meudon On s'défonce on y va pas besoin d'beaujolais Quand on a du Bourbon
C'est peut-être pas la vraie de vraie La java de Broadway Oui mais c'est elle qui plaît
Elle est teintée de blues et de jazz et de rock C'est une java quand même Quand on est dix ou douze quand les verres s'entrechoquent On n'voit plus les problèmes
C'est peut-être pas la vraie de vraie La java de Broadway Oui mais c'est elle qui plaît
Quand on fait la java le sam'di à Broadway Ca swing comme à Meudon On s'défonce on y va pas besoin d'beaujolais Quand on a du Bourbon
C'est peut-être pas la vraie de vraie La java de Broadway Oui mais c'est elle qui plaît.
1978a
Comme d'habitude - Manie Manie
Comme d'habitude Paroles : Gilles Thibaut Musique : Jacques Revaux et Claude François Reprise de 1967
Je me lève Et je te bouscule Tu ne te réveilles pas Comme d'habitude Sur toi je remonte le drap J'ai peur que tu aies froid Comme d'habitude Ma main caresse tes cheveux Presque malgré moi Comme d'habitude Mais toi tu me tournes le dos Comme d'habitude
Alors je m'habille très vite Je sors de la chambre Comme d'habitude Tout seul je bois mon café Je suis en retard Comme d'habitude Sans bruit je quitte la maison Tout est gris dehors Comme d'habitude J'ai froid je relève mon col Comme d'habitude
Comme d'habitude Toute la journée Je vais jouer à faire semblant Comme d'habitude Je vais sourire Comme d'habitude Je vais même rire Comme d'habitude Enfin je vais vivre Comme d'habitude
Et puis le jour s'en ira Moi je reviendrai Comme d'habitude Tu seras sortie Et pas encore rentrée Comme d'habitude Tout seul j'irai me coucher Dans ce grand lit froid Comme d'habitude Mes larmes je les cacherai Comme d'habitude
Comme d'habitude Même la nuit Je vais jouer à faire semblant Comme d'habitude Tu rentreras Comme d'habitude Je t'attendrai Comme d'habitude Tu me souriras Comme d'habitude
Comme d'habitude Tu te déshabillera Comme d'habitude Tu te coucheras Comme d'habitude On s'embrassera Comme d'habitude.
1978b
Je vole - 8 jours à El Paso
Je vole Paroles : Michel Sardou et Pierre Billon Musique : Michel Sardou
Mes chers parents Je pars Je vous aime mais je pars Vous n'aurez plus d'enfant Ce soir Je n' m'enfuis pas je vole Comprenez bien je vole Sans fumée sans alcool Je vole je vole
C'est jeudi il est 5 heures 5 J'ai bouclé une petite valise Et je traverse doucement l'appartement endormi J'ouvre la porte d'entrée En retenant mon souffle Et je marche sur la pointe des pieds Comme les soirs Où je rentrais après minuit Pour ne pas qu'ils se réveillent Hier soir à table J'ai bien cru que ma mère Se doutait de quelque chose Elle m'a demandé si j'étais malade Et pourquoi j'étais si pâle J'ai dis que j'était très bien Tout à fait clair Je pense qu'elle a fait semblant de me croire Et mon père a souri
En passant à côté de sa voiture J'ai ressenti comme un drôle de coup Je pensais que ce s'rait plus dur Et plus grisant un peu Comme une aventure En moins déchirant Oh surtout ne pas se retourner S'éloigner un peu plus Il y a la gare Et après la gare Il y a l'Atlantique Et après l'Atlantique
C'est bizarre cette espèce de cage Qui me bloque la poitrine Ca m'empêche presque de respirer Je me demande si tout à l'heure Mes parents se douteront Que je suis en train de pleurer Oh surtout ne pas se retourner Ni des yeux ni de la tête Ne pas regarder derrière Seulement voir ce que je me suis promis Et pourquoi et où et comment Il est 7 heures moins 5 Je me suis rendormi Dans ce train qui s'éloigne un peu plus Oh surtout ne plus se retourner Jamais.
1978c
En chantant - A des années d'ici
En chantant Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë Musique : Toto Cutugno
Quand j'étais petit garçon Je repassais mes leçons En chantant Et bien des années plus tard Je chassais mes idées noires En chantant C'est beaucoup moins inquiétant De parler du mauvais temps En chantant Et c'est tellement plus mignon De se faire traiter de con En chanson
La vie c'est plus marrant C'est moins désespérant En chantant
La première fille de ma vie Dans la rue je l'ai suivie En chantant Quand elle s'est déshabillée J'ai joué le vieil habitué En chantant J'étais si content de moi Que j'ai fait l'amour dix fois En chantant Mais je n'peux pas m'expliquer Qu'au matin elle m'ait quitté Enchantée
L'amour c'est plus marrant C'est moins désespérant En chantant
Tout les hommes vont en galère A la pêche ou à la guerre En chantant La fleur au bout du fusil La victoire se gagne aussi En chantant On ne parle à Jéhovah A Jupiter à Boudha Qu'en chantant Qu'elles que soient nos opinions On fait sa révolution En chanson
Le monde est plus marrant C'est moins désespérant En chantant
Puisqu'il faut mourir enfin Que ce soit côté jardin En chantant Si ma femme a de la peine Que mes enfants la soutiennent En chantant Quand j'irai revoir mon père Qui m'attend les bras ouverts En chantant J'aimerais que sur la terre Tous mes bons copains m'enterrent En chantant
La mort c'est plus marrant C'est moins désespérant En chantant
Quand j'étais petit garçon Je repassais mes leçons En chantant Et bien des années plus tard Je chassais mes idées noires En chantant C'est beaucoup moins inquiétant De parler du mauvais temps En chantant Et c'est tellement plus mignon De se faire traiter de con En chanson.
1979a
Verdun - Ils ont le pétrole mais c'est tout
Ils ont le pétrole mais c'est tout Paroles : Michel Sardou Musique : Pierre Billon
Ils ont le pétrole Mais il n'ont que ça
On a le bon vin On a le bon pain Et cetera
Ils ont le pétrole Mais c'est tout
On a les cailloux On a les bijoux On a les binious
Ils ont les dollars Et c'est bien
On a les man'quins Les grands magasins Le Paradis Latin
Ils ont les barils on a les bidons Mais pour boire où vont-ils Chez Dom Pérignon
Parc'qu'ils ont le pétrole Mais il n'ont pas d'eau
Pas d'neige en montagne Pas d'huîtres en Bretagne Que des sables chauds
Pétrole on the rocks ça n'désaltère pas Evian sort des Alpes Pas du Sahara
Ils ont le pétrole Pour trente ans
On a du vin blanc Des blés dans les champs Pour au moins mille ans.
Ils ont le pétrole Mais ils n'ont que ça
On a des idées Un gaspy futé Un Martel à Poitiers
Ils ont les dollars C'est très bien
Nous des têtes de lard De gaulois grognards Et chauvins
Cett' chanson s'adresse A un brav' garçon
Qu'on appelle Altesse Un ami d'pension
Quand ton puits s'ra sec ... plus d'jus dans l'citron Plus personne à La Mecque Viens à la maison
On boira mon vin De bon coeur
Tu mangeras mon pain J'demand'rai la main De ta soeur
Quand ton puits s'ra sec Viens à la maison On boira cul-sec En vieux compagnons.
1979b
Je ne suis pas mort je dors - Carcassonne
Je ne suis pas mort, je dors ! Paroles : Michel Sardou et Pierre Billon Musique : Jacques Revaux
Ne m'enterrez pas encore Je n'suis pas mort Je dors
Et n'encombrez pas ma mémoire De vos regrets de vos histoires Je dors
Rangez-moi dans vos souvenirs Mais j'n'ai pas fini d'en finir Je dors
Gardez vos larmes et vos cris Que l'on m'ait aimé ou haï Je dors
Si par hasard sait-on jamais J'avais un ami qui m'aimait Tant pis Qu'il m'oublie Je dors
Maître des ombres et des lumières Combien dure une éternité Combien de fois faudra-t-il faire La même route pour arriver Combien de lunes à disparaître Combien d'hommes encore à renaître En attendant Je dors
Je n'veux pas qu'on m'ensevelisse Je n'veux pas être piétiné Je dors
J'aim'rais qu'un océan rugisse Tous ses chevaux sur des rochers Je dors je dors
Et ne couvrez pas ma mémoire De chrysanthèmes de femmes en noir Je dors
Si quelque part sait-on jamais J'avais un ami qui m'aimait Tant pis Qu'il m'oublie Je dors je dors je dors.
1979c
Déborah - Dans la même année
Dans la même année Paroles : Michel Sardou et Pierre Billon Musique : Jacques Revaux
Dans la même année Dieu créait la femme Et j'étais viré D'abord au ciné Trop petit pour entrer Et puis de mon lycée Le dernier que ma mère ait trouvé Dans la même année Je l'ai connue là en twistant le ya-ya Elle était je crois Un peu plus vieille que moi Ma première fiancée Celle qui allait m'apprendre à aimer
Toutes les femmes sont belles Et méchantes et cruelles Mais elle nous font si bien l'amour Que Dieu leur pardonne D'avoir brisé des hommes Qui n'pensaient qu'à leur faire l'amour
Dans la même année La fille m'oubliait Et j'étais viré d'abord de chez elle Trop étroit pour rester Et d'un job à mi-temps Le dernier qu'ait trouvé maman
Toutes les femmes sont belles Et méchantes et cruelles Mais elle nous font si bien l'amour Que Dieu leur pardonne D'avoir brisé des hommes Qui n'pensaient qu'à leur faire l'amour
Si la même année Tu découvrais à la fois Le bonheur d'aimer Le chagrin quand il s'en va Pense à moi
Mes femmes étaient belles Et méchantes et cruelles Mais elles m'ont si bien fait l'amour Que j'en suis encore Pour une fille que j'adore A me damner pour faire l'amour
Toutes les femmes sont belles Et méchantes et cruelles Mais elle nous font si bien l'amour Que je leur pardonne d'avoir brisé un homme Qui n'pensait qu' leur faire mieux l'amour Laisse aller tant pis Après tout c'est la vie Ne jure pas de n'plus faire l'amour Toutes les femmes sont belles Et méchantes et cruelles Mais elles nous font si bien l'amour.
1979d
Last flight - It's not too late start again
Last flight ("Je vole" version anglaise) Paroles : Michel Sardou et Pierre Billon Musique : Michel Sardou
My dear parents good bye I do love you but I Have to give it a try a try Oh my thinking is sold After I've been around I should be homeward bound Homeward bound
It's thursday five o'clock in the morning And I've packed a little bag I'm tiptoing throught the appartment And holding my breath like the nights When I came after midnight So that mother would'nt wake up
Last evening at dinner I thought for a moment That she's expected something She said I looked pale She wanted to know if I felt all right I told her that I was fine but just fine I think she made believe that she believed me And father had just smiled
It's strange I thought that Living home will be tougher More overwhelming Like a big adventure But less hearttearing Oh but I musn't go back
Get a little bit farther There is a railroad station And after the train The boat The atlantic ocean And after the altlantic ocean
I feel strange Like if I had a cage around my chest It nearest stops my breathing I wonder if my folks In a little while will know that I'm crying No I musn't go back Or even turn my head around I must only see why I told myself I should see And why and why And how
It's five to seven now I'm falling asleep in the train That staying it is a boat away A little bit further A little bit more And I won't be back I dare not be back
My dear parents good bye I do love you but I Have to give it a try a try Oh my thinking is sold After I've been around I should be homeward bound Homeward bound.
1980a
Si j'était - K7
K7 Paroles : Michel Sardou et Pierre Billon Musique : Jacques Revaux
Dans tes écouteurs jouent des cassettes Des sons qui font bouger ta tête C'est pas si bête
Autour de ton coeur y'a des étoiles New York Los Angelès à la voile C'est pas si mal
Des nuits comme des guitares qui sonnent
Un horaire d'avion sous l'oreiller Comme une envie de tout quitter De t'en aller
Tes copains d'bahut copains d'chahut Ne savent plus te faire rêver Te faire planer
Des jours en vieux 45 tours
Dans la nuit t'entends un saxophone Qui pleure qui cri qui parle d'un homme Dans la nuit tu t'emmènes en voyage En disque en film ou en images
Dans tes écouteurs des sons en or Font rire tes yeux jouer tes cheveux Bouger ton corps
Tu t'inventes un amour peu banal Amour sur fond de carte postale C'est pas si mal
Des jours en vieux 45 tours Des nuits comme des guitares qui sonnent Des jours en vieux 45 tours Des nuits comme des guitares qui sonnent
Dans la nuit t'entends un saxophone Qui pleure qui cri qui parle d'un homme Dans la nuit tu t'emmènes en voyage En disque en film ou en images
Dans tes écouteurs jouent des cassettes Des sons qui font bouger ta tête C'est pas si bête
Autour de ton coeur y'a des étoiles New York Los Angelès à la voile C'est pas si mal
Des nuits comme des guitares qui sonnent
Dans tes écouteurs jouent des cassettes Des sons qui font bouger ta tête C'est pas si bête
Autour de ton coeur y'a des étoiles New York Los Angelès à la voile C'est pas si mal
Des nuits comme des guitares qui sonnent.
1980b
La génération loving you - Victoria
Victoria Paroles : Pierre Delanoë Musique : Pierre Billon et Jacques Revaux
Victoria 1914 L'été commence bien Nous partons en vacances A Dinard Je me marie avec Edouard
Victoria 1917 La guerre n'en finit pas Michel a deux ans Edouard au Chemin des Dames Et je m'ennuie rue d'Amsterdam
Victoria 1939 L'été commence bien Nous partons en vacances A Dinard J'irai sur la tombe d'Edouard
Victoria 1943 La guerre n'en finit pas Jean-Pierre a deux ans Michel est à Berlin A Paris on crève de faim
Victoria 1968 Le printemps commence bien J'irai en vacances A Dinard Je garderai les enfants le soir
Victoria 1978 La vie n'en finit pas Déjà 85 ans Qui sonnent Je n'intéresse plus personne
Victoria 1980 Je vais mourir demain Et ils vont m'enterrer Entre deux rendez-vous J'ai eu ma tête jusqu'au bout.
1981a
Etre une femme - Le mauvais homme
Etre une femme Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë Musique : Michel Sardou, Jacques Revaux et Pierre Billon
Dans un voyage en absurdie Que je fais lorsque je m'ennuie J'ai imaginé sans complexe Qu'un matin je changeais de sexe Que je vivais l'étrange drame D'être une femme
Femme des années 80 Mais femme jusqu'au bout des seins Ayant réussi l'amalgame De l'autorité et du charme
Femme des années 80 Moins Colombine qu'Arlequin Sachant pianoter sur la gamme Qui va du grand sourire aux larmes
Etre un P.D.G. en bas noir Sexy comm'autrefois les stars Etre un général d'infanterie Rouler des patins aux conscrits
Enceinte jusqu'au fond des yeux Qu'on a envie d'app'ler monsieur Etre un flic ou pompier d'service Et donner le sein à mon fils
Femme cinéaste écrivain A la fois poète et mannequin Femme panthère sous sa pelisse Etre femme banquière planquée en Suisse
Femme dévoreuse de minets Femme directeur de cabinet A la fois sensuelle et pudique Et femme chirurgien esthétique
Une maîtresse Messaline Et contremaîtresse à l'usine Faire le matin les abattoirs Et dans la soirée le trottoir
Femme et gardien de la paix Chauffeur de car agent secret Femme général d'aviation Rouler des gamelles aux plantons
Etre un major de promotion Parler six langues ceinture marron Championne du monde des culturistes Aimer Sissi impératrice
Enceinte jusqu'au fond des yeux Qu'on a envie d'app'ler monsieur En robe du soir à talons plats Qu'on voudrait bien app'ler papa
Femme pilote de long-courrier Mais femme à l'atour contrôlé Galonnée jusqu'au porte-jarretelles Et au stewart rouler des pelles
Maîtriser à fond le système Accéder au pouvoir suprême S'installer à la Présidence Et de là faire bander la France
Femme et gardienne de prison Chanteuse d'orchestre et franc-maçon Une strip-teaseuse à corps perdu Emmerdeuse comme on en fait plus
Femme conducteur d'autobus Porte des halles vendeuse aux puces Qu'on a envie d'appeler Georges Mais qu'on aime bien sans soutien-gorge
Femme des années 80 Mais femme jusqu'au bout des seins Ayant réussi l'amalgame De l'autorité et du charme
Femme des années 80 Moins Colombine qu'Arlequin Sachant pianoter sur la gamme Qui va du grand sourire aux larmes
Etre un P.D.G. en bas noir Sexy comm'autrefois les stars Etre un général d'infanterie Rouler des patins aux conscrits
Femme cinéaste écrivain A la fois poète et mannequin Femme panthère sous sa pelisse Etre femme banquière planquée en Suisse
Femme dévoreuse de minets Femme directeur de cabinet A la fois sensuelle et pudique Et femme chirurgien esthétique
Etre un major de promotion Parler six langues ceinture marron Championne du monde des culturistes Aimer Sissi impératrice
Femme et gardien de la paix Chauffeur de car agent secret Femme général d'aviation Rouler des gamelles aux plantons
Femme pilote de long-courriers Mais femme à l'atour contrôlé Galonnée jusqu'au porte-jarretelles Et au steward rouler des pelles
Maîtriser à fond le système Accéder au pouvoir suprême S'installer à la Présidence Et de là faire bander la France
Femme des années 80 Moins Colombine qu'Arlequin Sachant pianoter sur la gamme Qui va du grand sourire aux larmes.
1981b
Les lacs du Connemara - Je viens du Sud
Les lacs du Connemara Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë Musique : Jacques Revaux
Terre brûlée au vent Des landes de pierres Autour des lacs C'est pour les vivants Un peu d'enfer Le Connemara Des nuages noirs Qui viennent du nord Colorent la terre Les lacs les rivières C'est le décor Du Connemara
Au printemps suivant Le ciel irlandais Etait en paix Maureen a plongé Nue dans un lac Du Connemara Sean Kelly s'est dit Je suis catholique Maureen aussi L'église en granit De Limerick Maureen a dit oui De Tiperrary Barry-Connely Et de Galway Ils sont arrivés Dans le comté Du Connemara Y'avait les Connor's Les O'Connely Les Flaherty Du Ring of Kerry Et de quoi boire Trois jours et deux nuits
Là-bas au Connemara On sait tout le prix du silence Là-bas au Connemara On dit que la vie C'est une folie Et que la folie Ca se danse
Terre brûlée au vent Des landes de pierre Autour des lacs C'est pour les vivants Un peu d'enfer Le Connemara On y vit encore Au temps des Gaëls Et de Cromwell Au rythme des pluies Et du soleil Au pas des chevaux On y croit encore Aux monstres des lacs Qu'on voit nager Certains soirs d'été Et replonger Pour l'éternité On y voit encore Des hommes d'ailleurs Venus chercher Le repos de l'âme Et pour le coeur Un goût de meilleur L'on y croit encore Que le jour viendra Il est tout près Où les Irlandais Feront la paix Autour de la Croix
Là-bas au Connemara On sait tout le prix de la guerre Là-bas au Connemara On n'accepte pas La paix des Gallois Ni celle des rois d'Angleterre.
1982a
Musica - Les mamans qui s'en vont
Musica Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë Musique : Toto Cutugno
Dans la cohue du temps qui passe Les souvenirs les plus tenaces Ce sont trois notes de musique Entraînantes ou mélancoliques De la coqueluche à la retraite Jours de malheurs ou jours de fêtes Chaque instant de notre existence A la couleur d'une romance Ou d'une danse Derrière la musique militaire Monsieur Dupont s'en va-t-en guerre Et tant qu'il y aura des hommes Ils suivront le clairon qui sonne Un rock'n roll à la Bastille En a fait basculer des filles Qui a sauvé la République Qui a saoulé la Jamaïque C'est la musique
Musica do ré mi ré do si la sol Mélodia qui balance et danse ou pas Musica do ré mi ré do si la sol Harmonia cantique ou canzonetta
Les vacances aux Sables-d'Olonne C'était une chanson d'automne A mon premier saut dans tes bras Je fredonnais le " ça ira " Au son de la marche nuptiale J'ai fait une sortie triomphale Dies irae Dies illa Quel mauvais jour que ce jour-là Elle est toujours là
Musica do ré mi ré do si la sol Mélodia qui balance et danse ou pas Musica do ré mi ré do si la sol Harmonia cantique ou canzonetta
Dans la cohue du temps qui passe Avant qu'on ait perdu ma trace Quand mes compagnons de galère Viendront me voir à ma dernière Dernières notes de musique Les plus vraies les plus pathétiques Celles que je n'entendrai pas Et que vous chanterez sans moi L'avé Maria
Musica do ré mi ré do si la sol Mélodia qui balance et danse ou pas Musica do ré mi ré do si la sol Harmonia cantique ou canzonetta.
1982b
Afrique adieu - Côté soleil
Afrique adieu Paroles : Michel Sardou Musique : Jacques Revaux et Michel Sardou
Afrique adieu Belle Africa Où vont les eaux bleues Du Tanganyika
Afrique adieu Ton coeur samba Saigne autant qu'il peut Ton coeur s'en va
Il pleut des oiseaux aux Antilles Sur les forêts des magnolias Les seins dorés brûlants des filles Passent à deux pas de mes dix doigts Des musiciens de Casamance Aux marabouts de Prétoria C'est tout un peuple fou qui danse Comme s'il allait mourir de joie
Afrique adieu Belle Africa Où vont les eaux bleues Du Tanganyika
Afrique adieu Ton coeur samba Saigne autant qu'il peut Ton coeur s'en va
Sur les étangs de Malawi La nuit résonne comme un signal C'est pour une fille de Nairobi Qu'un tambour joue au Sénégal
Et de Saint-Louis à Yaoundé Des lacs salés au vieux Kenya C'est tout un peuple qui va danser Comme s'il allait mourir de joie
Afrique adieu Tes masques de bois N'ont plus dans leur yeux L'éclair d'autrefois
Afrique adieu Là où tu iras Les esprits du feu Danseront pour toi.
1983a
Les années 30 - Il était là
Il était là (le fauteuil) Paroles : Pierre Delanoë et Michel Sardou Musique : Jacques Revaux
Il était là dans ce fauteuil Mon spectateur du premier jour Comme un père débordant d'orgueil Pour celui qui prenait son tour
Il était là dans ce fauteuil Premier témoin de mes faux pas Le coeur tremblant comme une feuille Croyant que je ne savais pas
Il était là sur ma galère Lieutenant de la providence M'envoyant des ondes légères Comme le ciel de sa Provence
Il était là dans ce fauteuil Qu'il a loué pour l'éternité Pour m'applaudir du coin de l'oeil Et de temps en temps rigoler
Petit tu m'as fait bien plaisir Tu m'as rappelé ton grand-père Entre ses larmes et son sourire Il n'y avait pas de frontière
Il était là dans ce fauteuil Quand j'ai fait ma première grimace Quand j'ai osé montrer ma gueule Aux petits copains de ma classe
Plein de pudeur et d'indulgence Pour la violence de mes passions Pour cette belle intransigeance Que suivraient tant de concessions
Il était là dans ce fauteuil Mon spectateur du premier jour Comme un père débordant d'orgueil Pour celui qui prenait son tour
Dans le halo du projecteur Il vient s'installer tous les soirs Comme tout autre spectateur Mais je suis le seul à le voir
Petit tu m'as fait bien plaisir Tu m'as rappelé ton grand-père Entre ses larmes et son sourire Il n'y avait pas de frontière
Il était là dans ce fauteuil Où mon fils aîné va s'asseoir Quatre générations l'accueillent Et il sait déjà qu'un beau soir
Je serai là dans ce fauteuil Son spectateur du premier jour Comme un père débordant d'orgueil Pour celui qui prendra son tour
Petit tu me feras plaisir Tu me rappelleras ton grand-père Entre ses larmes et son sourire Il n'y avait pas de frontière.
1983b
Vladimir Ilitch - A l'italienne
Vladimir Ilitch Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre
Un vent de Sibérie souffle sur la Bohème Les femmes sont en colère aux portes des moulins Des bords de la Volga au delta du Niemen Le temps s'est écoulé il a passé pour rien Puisqu'aucun dieu du ciel ne s'intéresse à nous Lénine relève-toi Ils sont devenus fous
Toi Vladimir Illitch T'as raison tu rigoles Toi qui a voyagé dans un wagon plombé Quand tu vois le Saint-Père ton cousin de Pologne Bénir tous ses fidèles dans son auto blindée
Toi Vladimir Illitch Est-ce qu'au moins tu frissonnes En voyant les tiroirs de la bureaucratie Remplis de tous ces noms de gens qu'on emprisonne Ou qu'on envoie mourir aux confins du pays
Toi Vladimir Illitch Au soleil d'outre-tombe Combien d'années faut-il pour gagner quatre sous Quand on connaît le prix qu'on met dans une bombe Lénine relève-toi ils sont devenus fous
Où sont passés les chemins de l'espoir Dans quelle nuit au fond de quel brouillard Rien n'a changé les damnés de la terre N'ont pas trouvé la sortie de l'enfer
Toi qui avais rêvé L'égalité des hommes Tu dois tomber de haut dans ton éternité Devant tous ces vieillards en superbe uniformes Et ces maisons du peuple dans des quartiers privés
Toi Vladimir Illitch Si tu es le prophète Viens nous parler encore en plein coeur de Moscou Et répands la nouvelle à travers la planète Amis du genre humain ils sont devenus fous.
1984a
Si l'on revient moins riches - L'An mil
L'An mil Paroles : Michel Sardou et Pierre Barret Musique : Jacques Revaux
Des cathédrales crevant le ciel comme des épées Des forêts noires que des sorcières ont envoûtées Des chevaux fous et des milliers de races humaines Lancés sur nous du plus profond de la Bohème.
Des crucifix dressés pour garder les campagnes Des abbayes posées au sommet des montagnes Des rois enfants conduits par des femmes inhumaines Des rois méchants soufflant la fureur et la haine
Et tout là-haut un Dieu colère Qu'on ne sait comment apaiser Un Dieu du fond de l'Univers A des années de Voie lactée C'était la fin du millénaire Aux horloges de la chrétienté L'apocalypse avant l'hiver L'arrivée du Dies Irae
Des fumées noires au ciel assassinent l'été Des villes sombres emmurent des hommes prisonniers Des peurs obscures nous viennent des autres races humaines Des bruits d'armure résonnent encore au fond des plaines
Des crucifix brisés rouillent en haut des montagnes Des abbayes se changent en maison de campagne Des peuples enfants gaspillent la dernière fontaine Des peuples fous répandent la fureur et la haine
Et tout là-haut un Dieu colère Que nous avons tous oublié Prépare du fond de l'univers Un rendez-vous d'éternité Bientôt la fin du millénaire Va crucifier la chrétienté L'Apocalypse avant l'hiver L'arrivée du Dies Irae.
1984b
Io Domenico - La débandade
Io Domenico Paroles : Pierre Delanoë et Michel Sardou Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre
Moi Domenico de Raguse La neige et le feu réunis Né d'un soldat de Syracuse D'une bellissima d'Italie Moi Domenico de Raguse Mes jours se terminent aujourd'hui Près d'une femme des Abruzzes Qui m'a fait un enfant chaque année de sa vie
Io Domenico Quand mon bateau franchissait la mer Tyrrhénienne Un homme un nouveau Naissait sous la bannière américaine Io Domenico Au plus profond de mes passions ou de mes haines J'ai toujours juré fidélité à mes jeunes années Io Domenico Ma pauvreté je l'ai jetée comme une eau sale J'ai changé de peau Mais pas de sang pas d'accent pas d'étoile A vous mes garçons J'ai laissé mon nom Mon violon Et mes cigales Et cette chanson Que vous chanterez mon enterrement
Io Domenico C'est moins que rien pour le tocsin du Val d'Amone Rien qu'un Sicilien Qui lui revient sans fleurs et sans couronnes Toi Angélina Que j'ai choisie qui m'a compris mieux que moi-même Je te dis merci garde l'espoir et au revoir je t'aime
Gira giro tondo Gira come gir'il mondo Nel mio cuore Gira hoi li hoi la.
1984c
Délire d'amour - Une femme ma fille
Une femme ma fille Paroles : Michel Sardou et Pierre Delanoë Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre
Si tu peux supporter l'idée qu'il est plus fort Pas dans les joies du coeur mais dans les jeux du corps Pour te désaltérer à la même fontaine Si tu peux rapprocher ton âme de la sienne Si tu sais te servir de ta beauté ma belle Et pour lui faire plaisir t'encombrer de dentelles Si le goût de tes nuits a celui des baisers Si tu n'écoutes pas la voix des mal-aimées Qui voudraient à tout prix te citer comme témoin Au procès du tyran qui caresse ta main Si tu as bien compris que source de la vie Tu n'as rien de commun avec qui la détruit Si tu lui donnes l'enfant qu'il te prie de lui faire Comme un cadeau du ciel comme un fruit de la terre Si tu remplis son coeur au fil de chaque jour De ta tendre chaleur et de tes mots d'amour Si tu peux l'écouter quand il chante trop haut Et chanter avec lui pour que ce soit moins faux Si tu prends le pouvoir certains soirs de rafale Pour guider le bateau cap sur la bonne étoile Si tu es Si tu fais Si tu sais tout cela Comme les milliards de femmes qui l'ont fait avant toi Et si dans son bonheur tu vois le tien qui brille Ce jour-là tu seras une femme ma fille ma fille.
1984d
Les deux écoles - Los Angelien
Les deux écoles Paroles : Pierre Delanoë et Michel Sardou Musique : Jacques Revaux
J'ai eu l'instituteur qui dans les rois de France N'a vu que des tyrans aux règnes désastreux Et celui qui faisait du vieil Anatole France Un suppôt de Satan parce qu'il était sans Dieu J'ai fait les deux écoles et j'ai tout oublié La nuit des carmagnoles la fin des Assemblées Les dieux de l'Acropole et les saints baptisés J'étais des deux écoles et ça n'a rien changé
Dans le Lot-et-Garonne On bouffait du curé On priait la Madone Le dimanche en Vendée Des cailloux de Provence Aux châteaux d'Aquitaine On chantait la Durance On pleurait la Lorraine Dans le Rhône et l'Essone On chassait les abbés On plantait en Argonne Des croix de Saint-André Des sommets du Jura Aux jardins de Touraine On pleurait la Savoie On chantait la Lorraine
Je veux que mes enfants s'instruisent à mon école S'ils ressemblent à quelqu'un autant que ce soit moi Après ils s'en iront adorer leurs idoles Et vivre leur destin où bon leur semblera Cette sacrée République qui dit oui qui dit non Fille aînée de l'Eglise et de la Convention Elle serait bien heureuse que ses maîtres la laissent Libre de faire l'amour et d'aller à la messe.
1985a
Chanteur de jazz - Exit Dylan
Chanteur de jazz Paroles : Michel Sardou et Jean-Loup Dabadie Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre
J'ai marché Madison la Cinquième et Central Park Le ciel crachait de bouffées de havane Les bateaux de l'Hudson formaient sur l'eau comme un arc Ils remorquaient comme une barque Manhattan Des voitures-téléphones aux vitres aveuglées Passaient dans la fumée des chicanes Un orchestre mendiait sous les sabots d'un cheval Du vieux héros général Shéridan Des forêts d'escaliers tombaient des toits incendiés Comme le feuillage emmêlé des savanes Des sirènes ambulances aux vitres aveuglées Déchiraient le silence à travers les fumées.
Chanteur de jazz Welcome to America Rimeur de phrases Welcome to America
Chanteur de jazz Welcome to America Rimeur de phrases Welcome to America
Dans le River Café au pied du pont de Brooklyn Buvaient d'anciennes Marilyn de vieilles femmes Des nuées de pédales sortaient de Carnegie Hall En soldats de carnaval en gitanes Des enfants de couleur lunettes aveuglées Revendaient du bonheur à fumer Autour des tours jumelles nouvelles tours de Babel Des hélicos battaient de l'aile dans mon crâne Mais au bas du Pan Am défilait la caravane Des sept millions d'oncles Sam sur leur canne Et là-bas des madones le regard aveuglé Couraient dans les klaxons à travers les fumées.
Chanteur de jazz Welcome to America Rimeur de phrases Welcome to America
J'ai marché Madison la Cinquième et Central Park Le ciel crachait de bouffées de havane Les bateaux de l'Hudson formaient sur l'eau comme un arc Ils remorquaient comme une barque Manhattan Un orchestre mendiait sous les sabots d'un cheval Du vieux héros général Shéridan Des forêts d'escaliers tombaient des toits incendiés Comme le feuillage emmêlé des savanes Dans le River Café au pied du pont de Brooklyn Buvaient d'anciennes Marilyn de vieilles femmes Des nuées de pédales sortaient de Carnegie Hall En soldats de carnaval en gitanes Autour des tours jumelles nouvelles tours de Babel Des hélicos battaient de l'aile dans mon crâne Mais au bas du Pan Am défilait la caravane Des sept millions d'oncles Sam sur leur canne.
1985b
1965 - Mélodie pour Elodie
1965 Paroles : Michel Sardou Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre
1965, je m'souviens d'une chanson Et de deux anneaux d'or Que nous portons encore Et d'un petit garçon
1965 Je n' me souviens pas bien Quoi de nous deux partait Et la mort de mon chien
Quelques années plus tard On apprenait un soir Qu'un chêne était brisé Qu'il n'avait pas plié Qu'il entrait dans l'histoire
1900 juste après Je me souviens très bien La couleur des volets Les parfums du jardin
1970 Je me souviens d'avril Une femme aux yeux clairs Un voyage aux enfers Une année difficile
1970 C'est la première fissure L'avocat le Palais Et les lettres d'injures
1976 C'est la mort de mon père Et cette impression folle Que ses dernières paroles N'étaient pas les dernières
1980 Et les années qui suivent C'est la fuite en avant Le combat délirant Des plus forts qui survivent
C'est la fin d'une histoire Et la moitié d'une vie Vingt années qui s'égarent Et les jours que j'oublie
1965 Je m'souviens d'une chanson Et de deux anneaux d'or Que nous portons encore Et d'un petit garçon.
1986
Musulmanes - Minuit moins dix
Musulmanes Paroles : Michel Sardou Musique : Jacques Revaux et Jean-Pierre Bourtayre
Le ciel est si bas sur les dunes Que l'on croirait toucher la lune Rien qu'en levant les bras Comme un incendie sous la terre Les aurores ont brûlé les pierres Blanchi les toits de Ghardaïa
Voilées pour ne pas être vues Cernées d'un silence absolu Vierges de pierre au corps de Diane Les femmes ont pour leur lassitude De jardins clos de solitude Le long sanglot des musulmanes
C'est un cri C'est un chant C'est aussi le désert et le vent Tout l'amour qu'elles ont dans le corps La gloire des hommes le chant des morts La joie de porter un enfant C'est un cri c'est un chant C'est aussi la douleur et le sang Toutes les fureurs qu'elles portent en elles La peur des hommes la peur du ciel Et toutes les forêts du Liban
Elles sont debout sur champs de ruine Sous le vent glacé des collines Que la nuit leur envoie Pour elles le temps s'est arrêté C'est à jamais l'éternité Le crépuscule de Sanaa
Voilées pour ne pas être vues J'envie ceux qui les ont connues Vierges de pierre au corps de Diane Hurlant dans le silence énorme A l'heure où leurs amants s'endorment Le long sanglot des musulmanes
C'est un cri C'est un chant C'est aussi le désert et le vent Tout l'amour qu'elles ont dans le corps La gloire des hommes le chant des morts La joie de porter un enfant C'est un cri c'est un chant C'est aussi la douleur et le sang Toutes les fureurs qu'elles portent en elles La peur des hommes la peur du ciel Et toutes les forêts du Liban.
1987
Tous les bateaux s'envolent - Laisse-toi prendre
Tous les bateaux s'envolent Paroles : Michel Sardou et Jean-Loup Dabadie Musique : Jacques Cardona
Dans une larme d'alcool Dans une larme de toi Tous les bateaux s'envolent Tous les avions se noient Et sur tes jambes nues Mes mains perdues d'avance Montent vers l'inconnu Comme un oiseau s'élance Mais dans la liqueur bleue De ton regard qui change Les anges peu à peu Aux démons se mélangent Naufragé corps et âme Je le suis je le sais De la beauté des femmes On ne revient jamais Dans un an Dans dix ans A la même heure au même endroit Je m'entendrai redire Elle est belle à mourir Comme si c'était la première fois Les voiles des bateaux De toutes les couleurs S'étalent sur les eaux L'océan est en fleur Sur ton corps endormi Mes mais perdues d'avance Remontent à l'infini Comme un jeu d'impatience Mais dans la liqueur bleue De ton regard étrange Les démons ténébreux Aux amours se mélangent Naufragé corps et âme Je le suis je la sais De la beauté des femmes On ne revient jamais Dans un an Dans dix ans A la même heure au même endroit Je te laisserai choisir Je me laisserai séduire Comme si c'était la première fois Dans une larme d'alcool Dans une larme de toi Tous les bateaux s'envolent Tous les avions se noient Et sur tes jambes nues Mes mains perdues d'avance Montent vers l'inconnu Comme un oiseau s'élance.
1988
La même eau qui coule - Le successeur
La même eau qui coule Paroles : Michel Sardou et Jean-Michel Bériat Musique : Jacques Revaux
De l'homme que j'étais A l'enfant que je suis De mes coffres à jouets A mes jeux interdits
Les chevaux de Lascaux Les avions de Vinci A part les mots nouveaux Je n'ai rien appris
C'est toujours la même eau qui coule C'est toujours le raisin qui saoule Des hauts-fourneaux de Liverpool La même chanson qui fait danser la foule C'est toujours la même eau qui coule
Les amours ordinaires Les chagrins inhumains On les voit au scanner On les lit dans la main
Quand le vieux Magellan Découvrit le détroit Il y avait des gamins Qui s'y baignaient déjà
C'est toujours la même eau qui coule C'est toujours le raisin qui saoule Des hauts-fourneaux de Liverpool La même chanson qui fait danser la foule C'est toujours la même eau qui coule C'est toujours le raisin qui saoule Des hauts-fourneaux de Liverpool La même chanson qui fait danser la foule La même chanson qui fait danser la foule
De l'homme que j'étais A l'enfant qui vieillit J'ai suivi le trajet Que les autres avaient pris
Des voyages "Apollo" Au mystère de ma vie A part les mots nouveaux Je n'ai rien appris
C'est toujours la même eau qui coule C'est toujours le raisin qui saoule Des hauts-fourneaux de Liverpool La même chanson qui fait danser la foule C'est toujours la même eau qui coule C'est toujours le raisin qui saoule Des hauts-fourneaux de Liverpool La même chanson qui fait danser la foule C'est toujours la même eau qui coule.
1989
Attention les enfants...danger - Vincent
Attention les enfants... danger Paroles : Michel Sardou Musique : Jacques Revaux
Ma chère Mamie, Je passe de bonnes vacances. Il fait très beau et la nouvelle fiancée de papa me plaît beaucoup. Elle est très jolie et pas tellement plus vieille que moi. Depuis qu'elle est à la maison, papa n'a plus un seul cheveu blanc !
Attention les enfants Danger Il y a des papas paumés Il suffit d'un courant d'air Deux seins sous un pull-over Et tout peut arriver Attention les enfants Méfiance J'ai promis des mensonges immenses Vous en avez d'exemplaires Mais au pays des faussaires J'ai des années d'avance
Attention les enfants Courage J'envoie des signaux des messages Même si c'est un ouragan Cyclone autour d'un divan C'est quand même un naufrage Attention les enfants Courage
Ma chère mamie, Je ne t'enverrai pas cette lettre je viendrai te l'apporter moi- même. La jolie fiancée de papa est partie ce matin avec toutes ses valises. Il a décidé que les vacances étaient finies. Nous rentrerons tous ce soir. J'ai l'impression qu'il est content. Il recommence à ne plus se raser.
Attention les enfants Danger Il y a des papas paumés Un chagrin supplémentaire Une déprime involontaire Et tout peut arriver Attention les enfants Prudence J'ai couru des voyages immenses Il a suffi d'un soupir Pour faire pencher le navire Attention les enfants Méfiance.
1990a
Marie-Jeanne - L'award
Marie-Jeanne Paroles : Michel Sardou et Didier Barbelivien Musique : Jacques Revaux, Jean-Pierre Bourtayre et Michel Sardou
Marie-Jeanne Qui disait toujours je m'en fous Je s'rai la femme d'un homme riche Un point c'est tout Marie-Jeanne s'est mariée avec un oiseau Court sur pattes pas un cheveu sous le chapeau trois enfants dont deux sont complètement idiots Des beaux-parents qu'elle a toujours sur le dos Marie-Jeanne
Marie-Laure Qui disait je n'donnerai jamais Pour de l'or le corps que ma maman m'a fait Marie-Laure est déjà trois fois divorcée Trois maris qu'elle a complètement déglingués Elle qui voulait toujours aimer pour aimer La Marie-Laure touche des pensions insensées
On s'était jurés de vivre avant la vie Tout ce qui de près ressemble à la folie On finirait par se ranger mais plus tard L'important pour nous c'était de tout savoir De chasser la nuit le démon des dortoirs De chasser la nuit le démon des dortoirs
Les Marie-Laure Les Marie-Jeanne Dans la fumée de ma gitane Que sont nos amours devenues D'ailleurs où sommes-nous tous allés Nos rêves nous sont-ils arrivés Est-ce que nos rêves se sont perdus Ou bien avons-nous disparu
Marie-Pierre Qui avait peur de tout de rien Qui pensait que tous les hommes étaient des chiens Obsédée par des pensées toujours obscènes Marie-Pierre en a recueilli des dizaines Pour une heure pour une nuit pour une semaine Difficile de les garder au bout d'une chaîne Marie-Pierre
Roberta Le numéro quatre vingt-dix La meilleure alliée des " Yankees de Memphis " Roberta était une montagne à aimer Un volcan qu'on n'pourra jamais oublier L'Himalaya de nos fantasmes inavoués Il parait qu'elle serait heureuse et mariée
Les Marie-Laure Les Marie-Jeanne Dans la fumée de ma gitane Que sont nos amours devenues D'ailleurs où sommes-nous tous allés Nos rêves nous sont-ils arrivés Est-ce que nos rêves se sont perdus Ou bien avons nous disparu.
1990b
Le privilège - Mam'selle Louisiane
Le privilège Paroles : Michel Sardou et Didier Barbelivien Musique : Jacques Revaux et Michel Sardou
D'abord je vais lui dire maman Je n'veux plus dormir en pension Et puis je glisserai lentement Sur les ravages de la passion
Est-ce une maladie ordinaire Un garçon qui aime un garçon
J'essaierai de choisir mes mots Mais comment peindre un sentiment Ce que je sais n'est pas nouveau Je me connais depuis longtemps En aucun cas préoccupé Par les yeux ou les seins des filles Dans mes nuits j'étais la poupée Qu'on habille et qu'on déshabille
Est-ce une maladie ordinaire Un garçon qui aime un garçon
Derrière les murs de ce collège Ceux qui font tourner les manèges Se sont-ils posé la question Y'a-til un Dieu qui nous protège Une préférence un privilège Qu'est-